Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Première construction du moulin fortifié.
Fin du XVe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Important remaniement de l'édifice.
1926
Classement historique
Classement historique 1926 (≈ 1926)
Inscription au titre des monuments historiques.
1950
Fin de fonctionnement
Fin de fonctionnement 1950 (≈ 1950)
Arrêt définitif de l'activité meunière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin Neuf : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
Léo Drouyn
Historien ayant étudié et documenté le moulin.
Origine et histoire du moulin neuf
Le Moulin Neuf, situé à Espiet en Gironde, est un moulin fortifié inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 7 janvier 1926 et aujourd'hui propriété privée. Il se trouve le long de la route vicinale dite La Borie de Castagnay, partant de la RD 238, au lieu-dit Lestrille : à deux kilomètres au sud de l'intersection avec la RD 936, après 500 mètres la bifurcation conduit à gauche vers l'église d'Espiet et à droite vers le moulin. La première construction remonte au XIVe siècle ; l'édifice a fait l'objet d'un important remaniement à la fin du XVe siècle et présente, à l'angle est, un appareil d'origine gallo‑romaine visible dans la maçonnerie. De plan barlongue, le moulin s'organise autour d'un pilier central en pierre qui porte les planchers et la charpente des niveaux anciens. Les murs nord et sud s'élèvent au‑delà des toitures et sont surmontés, au centre et aux angles, de trois croix faisant office d'antéfixes, vestiges de la reconstruction. La façade nord est défendue par des balcons à mâchicoulis et par des contreforts saillants qui protègent la porte principale, ainsi que par un moucharaby desservi depuis l'étage ; sur cette même façade deux latrines en saillie reposent sur des consoles, l'une au rez‑de‑chaussée et l'autre au premier étage. Le moulin appartenait pendant plusieurs siècles à l'abbaye de La Sauve‑Majeure. Une roue verticale, d'environ cinq mètres de diamètre et aujourd'hui disparue, entraînait deux paires de meules encore en place : cet équipement a fonctionné jusqu'en 1950. Les ouvertures mêlent meurtrières et petites fenêtres verticales ; certaines fenêtres en croix du XVe siècle ont été murées et remplacées par des percements modernes lors de restaurations. L'arrivée d'eau se fait côté sud, où la prise crée une chute d'environ quatre mètres dirigée vers la roue. Selon Léo Drouyn, le Moulin Neuf, caché dans une vallée étroite, demeure l'un des plus intéressants du département de la Gironde.