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Propriété d'une société privée
80000 Amiens, 188 Rue Saint-Leu
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
…
1600
1700
1800
1900
2000
Moyen Âge
Première attestation
Première attestation Moyen Âge (≈ 1125)
Moulin à blé mentionné dès 1238.
1669
Démolition partielle
Démolition partielle 1669 (≈ 1669)
Ordre de démolition par le chapitre.
Fin XVIIe - début XVIIIe siècle
Construction actuelle
Construction actuelle Fin XVIIe - début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Bâtiment reconstruit à cette période.
1842-1859
Propriété de Grignier Lefebvre
Propriété de Grignier Lefebvre 1842-1859 (≈ 1851)
Logement patronal construit sous sa propriété.
1899
Propriété de M. Voiturier
Propriété de M. Voiturier 1899 (≈ 1899)
Moulin toujours en activité.
1933
Usine de nickelage
Usine de nickelage 1933 (≈ 1933)
Changement d’usage industriel.
27 juillet 1987
Classement monument historique
Classement monument historique 27 juillet 1987 (≈ 1987)
Protection du moulin et de son mécanisme.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin Passe-Arrière, y compris son mécanisme (cad. AB 120) : classement par arrêté du 27 juillet 1987
Personnages clés
Grignier Lefebvre - Propriétaire (1842-1859)
A construit le logement patronal.
M. Voiturier - Propriétaire (1899)
Possédait le moulin à farine.
Chapitre de la cathédrale d'Amiens - Ancien propriétaire
Possédait le moulin avant 1789.
Origine et histoire du moulin Passe-Arrière
Le moulin Passe-Arrière est un moulin à eau situé sur un bras canalisé de la Somme, le bras des Clairons, à Amiens. Attesté depuis le Moyen Âge, il servait à moudre le blé aux côtés du moulin Passe-Avant, plus puissant. Son nom provient de sa priorité inférieure pour l’usage de l’eau. Propriété du chapitre de la cathédrale, il fut déclaré bien national lors de la Révolution française et vendu à un particulier. Le bâtiment actuel, datant de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle, conserve deux roues à aubes, bien que peu de ses mécanismes d’origine subsistent.
Le moulin est prolongé par d’anciens ateliers, ensemble caractéristique de l’activité industrielle du quartier Saint-Leu à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle. Le mécanisme actuel date du XIXe siècle. Classé monument historique par arrêté du 27 juillet 1987, il est aujourd’hui une propriété privée. Les archives mentionnent sa démolition partielle en 1669, puis sa reconstruction, ainsi que son utilisation comme usine de nickelage en 1933. Racheté par la ville en 1984, il a été endommagé par un incendie.
Les sources historiques indiquent que le moulin appartenait à des particuliers au XIXe siècle, comme Grignier Lefebvre (1842-1859) et M. Voiturier (1899). En 1850, il comptait quatre roues hydrauliques verticales, réduites aujourd’hui à deux roues métalliques. Son histoire est liée à celle du quartier Saint-Leu, marqué par une forte activité artisanale et industrielle, notamment autour des moulins et des ateliers de fabrication.