Patrimoine classéPatrimoine ruralMoulinMoulin à eau
Moulin Passe-Arrière à Amiens
188 Rue Saint-Leu
80000 Amiens
Crédit photo : HaguardDuNord (talk) - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
1238
Première mention historique
Première mention historique 1238 (≈ 1238)
Première référence du moulin dans les archives.
1669
Ordre de démolition
Ordre de démolition 1669 (≈ 1669)
Un ordre de démolition du moulin est signalé dans les archives.
Fin du XVIIe siècle
Construction du bâtiment actuel
Construction du bâtiment actuel Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Le bâtiment actuel est daté de cette période.
1812
Absence sur le cadastre
Absence sur le cadastre 1812 (≈ 1812)
Le moulin n'apparaît pas sur le cadastre de 1812.
1823
Apparition sur le plan
Apparition sur le plan 1823 (≈ 1823)
Le moulin figure sur le plan de 1823.
1850
Réaménagement du mécanisme
Réaménagement du mécanisme 1850 (≈ 1850)
Un plan représente quatre roues hydrauliques verticales.
1933
Usine de nickelage
Usine de nickelage 1933 (≈ 1933)
Le moulin est utilisé comme usine de nickelage.
1984
Rachat par la ville
Rachat par la ville 1984 (≈ 1984)
Le site est racheté par la ville d'Amiens.
1987
Protection historique
Protection historique 1987 (≈ 1987)
Le moulin est protégé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin Passe-Arrière, y compris son mécanisme (cad. AB 120) : classement par arrêté du 27 juillet 1987
Personnages clés
Grignier Lefebvre
Propriétaire entre 1842 et 1859, constructeur du logement patronal.
M. Voiturier
Propriétaire en 1899.
B. Dufournier
Historien ayant relevé des références anciennes du moulin.
Origine et histoire du moulin Passe-Arrière
Le moulin Passe-Arrière est un moulin à eau situé 186 rue Saint-Leu à Amiens, dans la Somme. Son existence sur le bras canalisé de la Somme appelé bras des Clairons est attestée depuis le Moyen Âge ; il fonctionnait avec le voisin Passe-Avant pour moudre le blé et doit son nom au fait qu'il cédait la priorité d'usage de l'eau à ce dernier. Les archives diocésaines indiquent qu'il appartenait au chapitre de la cathédrale, qu'il fut déclaré bien national pendant la Révolution et vendu, et elles signalent aussi un ordre de démolition du moulin Passarrière dans la rue des Clairons en 1669. Les documents cadastraux et plans offrent des attestations partielles : le moulin n'apparaît pas sur le cadastre de 1812 mais figure sur le plan de 1823 et sur le cadastre de 1851. L'historiographie fournit des mentions plus anciennes — B. Dufournier relève des références en 1238 et en 1378 — tandis que l'analyse du bâti et des documents place le bâtiment actuel à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle, alors que l'ensemble des ateliers riverains, caractéristique du quartier Saint-Leu, ne semble pas antérieur à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle. Au XIXe siècle le mécanisme a été réaménagé : un plan de 1850 représente quatre roues hydrauliques verticales dans le même coursier, alors que le coursier sous galerie compte aujourd'hui deux roues à structure métallique. Le moulin conserve encore deux roues à aubes, mais très peu d'éléments de ses mécanismes subsistent ; il est prolongé par les anciens ateliers du même côté de la rivière. Au fil du temps il a connu des usages industriels variés, notamment comme usine de nickelage en 1933, et plusieurs propriétaires attestés, dont Grignier Lefebvre entre 1842 et 1859 — auquel on attribue la construction du logement patronal — puis M. Voiturier en 1899. Un fonds d'archives privées relatif au moulin est signalé. Propriété privée, le site a été racheté par la ville en 1984, endommagé par un incendie et protégé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juillet 1987.