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Mur païen du mont Sainte-Odile à Ottrott dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Mur romain

Mur païen du mont Sainte-Odile à Ottrott

  • Mont Sainte-Odile
  • 67530 Ottrott
Mur païen du mont Sainte-Odile à Ottrott
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Mur païen du mont Sainte-Odile à Ottrott
Mur païen du mont Sainte-Odile à Ottrott
Crédit photo : Dietrich Krieger - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
67530 Ottrott, Mont Sainte-Odile

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
800
900
1000
1100
1800
1900
2000
675–681
Datation dendrochronologique
Vers 950
Première mention écrite
1050
Bulle papale de Léon IX
1840
Classement monument historique
1990–2022
Fouilles et restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Mur païen : classement par liste de 1840

Personnages clés

Sainte Odile - Fondatrice de l’abbaye de Hohenbourg Abbaye mérovingienne proche du mur (VIIᵉ–VIIIᵉ siècle)
Léon IX - Pape (1049–1054) Auteur d’une bulle en 1050 protégeant le site
Hans Zumstein - Archéologue (années 1970) Découvre des tessons de l’âge du bronze
Stefan Fichtl - Archéologue (1995) Trouve des monnaies romaines sous le mur
Frédérik Letterlé - Responsable d’études (2001–2015) Affine la datation mérovingienne (675–681)
Clément Féliu - Archéologue (2014–2022) Étudie le mur jumeau de la Frankenbourg

Origine et histoire du Mur païen du mont Sainte-Odile

Le mur païen du mont Sainte-Odile est une enceinte de 11 km de long, composée d’environ 300 000 blocs de grès cyclopéens, atteignant 1,80 m de large et 3 m de haut. Situé sur les sommets des monts de la Bloss, du Hohenbourg et de l’Elsberg, il entoure le plateau où fut fondée au VIIe siècle l’abbaye de Hohenbourg par sainte Odile. Son tracé délimite un espace ayant abrité des populations, des cultes ou des défenses, bien que sa fonction exacte (refuge, enceinte sacrée ou fortification) reste incertaine.

La datation du mur fait l’objet de controverses archéologiques. Des fouilles des années 1970 suggéraient une origine celtique (âge du bronze ou période de La Tène), avec des réfections au IVe siècle. En 1995, la découverte de monnaies romaines (un antonin de 269–270 et un denier d’Élagabal vers 220) sous le mur transversale nord a relancé l’hypothèse d’une construction romaine. Cependant, des analyses dendrochronologiques des tenons en chêne (2001–2015) ont daté sa construction ou restauration entre 675 et 681, privilégiant une origine mérovingienne.

Le mur est mentionné pour la première fois dans la Vita Otiliae (vers 950), où les moines de Saint-Gall évoquent des « enceintes élevées » (Hoenburc) attribuées à un roi Marcellin (non attesté historiquement). En 1050, le pape Léon IX confirme dans une bulle son appartenance à l’abbaye, interdisant toute exploitation du plateau sans autorisation. Les techniques de construction (blocs liés par des tenons en queue d’aronde) et l’absence de mortier rappellent d’autres murs alsaciens, comme celui de la Frankenbourg, dont la datation (gallo-romaine ou mérovingienne) reste aussi discutée.

Classé monument historique dès 1840 et site archéologique national en 1987, le mur a subi des dégradations (carrières médiévales, vandalisme, fouilles sauvages). Des campagnes de restauration ont été menées depuis 1990, avec des techniques adaptées (repose des pierres à sec, fixation par tiges inox) pour préserver son aspect d’origine. Les fouilles récentes (1991–2022) ont affiné les connaissances, mais n’ont pas tranché définitivement entre les hypothèses celtique, romaine ou mérovingienne.

Le site est aujourd’hui géré en partenariat avec l’État, la Région Grand Est et des associations locales (Amis du Mont Sainte-Odile). Il illustre les défis de la conservation d’un monument dont l’histoire s’étend sur plus de deux millénaires, entre légendes, enjeux religieux (abbaye mérovingienne) et débats scientifiques. Son état de conservation varie selon les tronçons, certains ayant servi de carrière ou été endommagés par la végétation.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours