Musée Alfred-Danicourt à Péronne à Péronne dans la Somme

Musée Label Musée de France Musée d'Art provenant de collections privées

Musée Alfred-Danicourt à Péronne

  • 3 Place du Commandant Louis Daudre
  • 80200 Moyon Villages
Musée Alfred-Danicourt à Péronne Lhôtel de ville de péronne
Musée Alfred-Danicourt à Péronne
Musée Alfred-Danicourt à Péronne
Musée Alfred-Danicourt à Péronne
Musée Alfred-Danicourt à Péronne
Crédit photo : Markus3 (Marc ROUSSEL) - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
600
700
800
900
1800
1900
2000
Il y a 2000 ans
Villae gallo-romaines
Premier quart du VIe siècle
Arrivée de Radegonde
650
Enterrement de saint Fursy
Ve-VIIIe siècles
Période mérovingienne
1877
Fondation du musée
1914-1918
Pillage et destruction
1941
Nouvel épisode de pillage
1955
Réinstallation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Charles Alfred Danicourt Fondateur du musée en 1877 et collectionneur ayant acquis de nombreuses pièces.
Félix Louis Conservateur qui enterra une partie des collections pour les sauver lors des destructions de 1914-1918.
Radegonde Future reine élevée dans un palais proche de Péronne, dont l'arrivée marque l'histoire locale au VIe siècle.
Saint Fursy Moine irlandais célèbre pour ses miracles, enterré à Péronne en 650 et honoré localement.

Origine et histoire du Musée Alfred-Danicourt

Fondé en 1877 par Charles Alfred Danicourt, maire de Péronne et collectionneur, le musée s'est rapidement imposé comme un centre culturel pour l'est de la Somme. Il occupait jusqu'en 1914 toute l'aile gauche de la mairie et bénéficiait d'importants dépôts de l'État ainsi que de donations des grandes familles de la région. Le musée a été entièrement pillé et détruit par les troupes allemandes entre 1914 et 1918 ; grâce au conservateur Félix Louis, une partie des collections fut enterrée et ainsi sauvée. Le même scénario de menace se reproduisit en 1941. Le musée ne fut réinstallé dans l'hôtel de ville de Péronne qu'en 1955 et occupe aujourd'hui quatre salles au premier étage. Les collections archéologiques sont particulièrement reconnues pour la qualité de la glyptique, de la numismatique et de l'orfèvrerie antiques, et comprennent des pièces allant d'une bague-sceau créto-mycénienne à une statuette gallo-romaine d'Aphrodite, en passant par des intailles et un ensemble de monnayage gaulois unique. On y trouve des collections de monnaies grecques, romaines et gauloises, des bijoux crétois, grecs, étrusques, romains et mérovingiens, ainsi que des bronzes (Hermès, Aphrodite). Le musée présente aussi un panorama complet de l'évolution du silex taillé en Picardie, avec des centaines d'outils préhistoriques provenant largement de l'arrondissement de Péronne, la qualité des outils néolithiques étant jugée exceptionnelle. La région est marquée par la présence de villae gallo-romaines et un important mobilier archéologique a été mis au jour lors de fouilles sur l'emplacement d'une de ces fermes antiques datée d'il y a 2000 ans. Péronne occupe une place importante dans l'histoire dès le premier quart du VIe siècle avec l'arrivée de la future reine Radegonde ; sous les Mérovingiens (Ve-VIIIe siècles) la ville prend une grande importance politique et démographique. Le moine irlandais saint Fursy, enterré à Péronne en 650, a laissé une forte empreinte locale et plusieurs édifices religieux lui sont consacrés, dont la Collégiale Saint-Fursy et l'Abbaye de Mont-Saint-Quentin. Le musée restitue la place de Péronne dans l'histoire de France à travers documents et objets symboliques témoignant des sièges, destructions, privilèges et décorations reçus par la ville.

Liens externes

Conditions de visite

  • Téléphone : 03 22 73 31 10
  • Ouverture annuelle : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.
  • Contact organisation : 03 22 73 31 00