Construction du pont 1863 (≈ 1863)
Dirigée par l’ingénieur Jollois sur demande préfectorale.
1879
Collaboration Jollois-Arnodin
Collaboration Jollois-Arnodin 1879 (≈ 1879)
Invention du câble toronné par Arnodin.
2004
Fermeture temporaire
Fermeture temporaire 2004 (≈ 2004)
Dommages causés par un camion surchargé.
2015
Classement monument historique
Classement monument historique 2015 (≈ 2015)
Inscription par arrêté du 2 octobre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont suspendu de Saint-Ilpize situé sur le chemin départemental 22, non cadastré : inscription par arrêté du 2 octobre 2015
Personnages clés
Jollois - Ingénieur
Concepteur du pont, pionnier des haubans obliques.
Ferdinand Arnodin - Constructeur métallique
Inventeur du câble toronné, associé à Jollois.
Origine et histoire du Musée Conservatoire des Cépages de la Ribeyre
Le pont suspendu de Saint-Ilpize, situé à cheval sur les communes de Saint-Ilpize et Villeneuve-d'Allier (Haute-Loire), a été construit en 1863 sous la direction de l’ingénieur Jollois, sur demande du préfet. Il appartient à la troisième génération de ponts suspendus, utilisant la technique des haubans obliques mise au point après 1850. Ce type d’ouvrage, apparu dès 1818 en Angleterre, illustre l’évolution des techniques de construction métallique au XIXe siècle. Le pont franchit la rivière Allier et reste l’un des quatre ponts suspendus encore existants en Haute-Loire.
En 1879, Jollois s’associe à Ferdinand Arnodin, un constructeur métallique réputé, pour finaliser le projet. Arnodin y apporte une innovation majeure : le câble en suspension toronné, une technique qu’il réutilisera par la suite pour d’autres ponts à travers le monde. Le pont, situé sur le chemin départemental 22, a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 2 octobre 2015, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et technique.
Le 15 juillet 2004, le pont est interdit à la circulation après des dommages causés par un camion surchargé, affectant son tablier. Il a depuis été rouvert avec des restrictions de hauteur, préservant ainsi son usage tout en assurant sa conservation. Ce monument témoigne à la fois des progrès de l’ingénierie du XIXe siècle et des défis contemporains de préservation du patrimoine industriel.