Frise chronologique
1804
Fondation du premier musée
Fondation du premier musée
1804 (≈ 1804)
Création par le comte Wlgrin de Taillefer.
1835
Transfert officiel des collections
Transfert officiel des collections
1835 (≈ 1835)
Installation dans la chapelle des Pénitents blancs.
1857
Création de la section beaux-arts
Création de la section beaux-arts
1857 (≈ 1857)
Ajout d’œuvres locales et européennes.
1891
Legs du marquis de Saint-Astier
Legs du marquis de Saint-Astier
1891 (≈ 1891)
150 peintures flamandes, françaises et italiennes.
1903
Inauguration du bâtiment actuel
Inauguration du bâtiment actuel
1903 (≈ 1903)
Conçu par l’architecte Charles Planckaert.
2020
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2020 (≈ 2020)
Protection officielle du musée et de ses bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Musée d’art et d’archéologie du Périgord (MAAP), conformément au plan annexé à l’arrêté, situé sur les parcelles n°60, 62 et 512, figurant au cadastre section BL : inscription par arrêté du 5 mars 2020
Personnages clés
| Comte Wlgrin de Taillefer - Fondateur du premier musée |
Créa le « Musée vésunien » en 1804. |
| Joseph de Mourcin - Légataire et conservateur |
Héritier des collections de Taillefer en 1833. |
| Édouard Galy - Conservateur et mécène |
Acheta le couvent des Augustins en 1866. |
| Marquis de Saint-Astier - Donateur majeur |
Lega 150 peintures en 1891. |
| Charles Planckaert - Architecte du bâtiment |
Conçut le musée actuel (1895-1898). |
| Gérard de Fayolle - Premier conservateur du MAAP |
Organisa l’inauguration en 1903. |
Origine et histoire
Le musée d'Art et d'Archéologie du Périgord (MAAP) trouve ses origines en 1804, lorsque le comte Wlgrin de Taillefer crée un premier musée dans la chapelle des Jésuites de Périgueux. En 1808, les collections, enrichies, sont transférées dans le vomitoire des arènes et renommées « Musée vésunien ». À la mort de Taillefer en 1833, ses antiquités sont léguées à Joseph de Mourcin, qui les dépose dans la chapelle des Pénitents blancs en 1835, marquant la naissance officielle du musée sous le nom de « Musée d'antiques et d'objets d'art ».
En 1836, le musée devient départemental et prend le nom de « Musée archéologique du département de la Dordogne ». Dirigé par Joseph de Mourcin, puis par le docteur Édouard Galy, il s’installe en 1869 dans l’ancien couvent des Augustins, libéré de sa fonction carcérale. En 1857, une section beaux-arts est ajoutée, présentant des œuvres locales et européennes. Le legs du marquis de Saint-Astier en 1891, composé de 150 peintures, incite la ville à construire un nouveau bâtiment, inauguré en 1903 après un concours remporté par l’architecte Charles Planckaert.
Le musée actuel, construit entre 1895 et 1898, conserve une organisation héritée de son histoire, avec des collections archéologiques, ethnographiques (Afrique, Océanie) et artistiques. Parmi ses pièces majeures figurent des vestiges préhistoriques comme les squelettes de Regourdou et Chancelade, des œuvres médiévales (diptyque de Rabastens, émail limousin) et des collections non européennes (Kota, Bambara, Marquises). Le cloître, créé au XIXe siècle, expose des éléments lapidaires gallo-romains et médiévaux, tandis que l’aile ouest présente les beaux-arts, rénovée en 2002.
Le MAAP est un musée municipal labellisé « Musée de France » depuis 2002. Il participe activement à la vie culturelle avec des expositions temporaires, des ateliers et des événements comme les Journées du patrimoine. Depuis 2020, il est inscrit au titre des monuments historiques. Son bâtiment, mêlant styles classiques et romans, souffre cependant de dégradations (infiltrations) et d’un manque d’espace, limitant l’exploitation de la chapelle des Augustins, dernier vestige du couvent d’origine.
Les collections ethnographiques, notamment subsahariennes, font l’objet d’un projet d’inventaire dans le cadre des restitutions potentielles d’œuvres issues du contexte colonial. Ces pièces, acquises via des missions militaires, religieuses ou ethnographiques, reflètent des « relations dissymétriques » historiques. Le musée collabore avec cinq autres institutions régionales pour documenter leurs provenances et identifier les œuvres problématiques ou revendiquées par les anciennes colonies.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 05 53 06 40 70