Découverte de l'Éphèbe d'Agde 1964 (≈ 1964)
Statue en bronze trouvée dans l'Hérault.
1984
Construction du musée
Construction du musée 1984 (≈ 1984)
Autour du mas de la Clape.
1987
Installation de l'Éphèbe
Installation de l'Éphèbe 1987 (≈ 1987)
Transfert depuis le Louvre.
2002
Label « musée de France »
Label « musée de France » 2002 (≈ 2002)
Reconnaissance officielle.
2019
Exposition *Jeanne-Elisabeth*
Exposition *Jeanne-Elisabeth* 2019 (≈ 2019)
Épave suédoise de 1755.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean Le Couteur - Architecte
Concepteur du musée et du Cap d'Agde.
Alexandre le Grand - Figure historique
Inspiration probable de l'Éphèbe.
Origine et histoire du Musée de l'Éphèbe
Le musée de l'Éphèbe a été construit en 1984 par l'architecte Jean Le Couteur autour du mas de la Clape, une ferme du XVIIIe siècle. Il a été conçu pour accueillir l'Éphèbe d'Agde, une statue en bronze hellénistique découverte en 1964 dans le fleuve Hérault, représentant probablement Alexandre le Grand (IIe siècle av. J.-C.). Cette pièce majeure, initialement exposée au Louvre, a motivé la création d’un équipement muséographique dédié, inauguré en 1987 dans le cadre de la Mission Racine.
Le musée est le seul en France entièrement consacré à l'archéologie sous-marine et subaquatique. Ses collections, issues de fouilles ou de découvertes fortuites, couvrent une période allant de l’âge du bronze (Xe siècle av. J.-C.) au XIXe siècle. Elles incluent des objets liés au commerce maritime, à l’architecture navale, et à la vie quotidienne, comme des amphores, des ancres, ou des bronzes exceptionnels, dont deux statues romaines (Cupidon et un jeune garçon).
Parmi les pièces emblématiques figurent aussi une mosaïque du Ier siècle av. J.-C. illustrant le Jugement de Marsyas, ainsi que des éléments de l’épave de la corvette Le Rhône (1836) et du brick suédois Jeanne-Elisabeth (1755). Le musée a reçu le label « musée de France » en 2002 et organise régulièrement des expositions temporaires, comme celles dédiées à l’Égypte antique dans les années 1990, attirant jusqu’à 190 000 visiteurs.
Les collections s’enrichissent continuellement grâce aux fouilles archéologiques, notamment celles menées par le DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines). Le musée se distingue par son approche diachronique, couvrant près de 3 000 objets reflétant l’histoire maritime méditerranéenne, de la protohistoire à l’époque moderne.