Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation de l'hospice
Fondation de l'hospice
XIIe siècle (≈ 1250)
Création comme lieu d’accueil des pauvres.
1499-1510
Reconstruction par Pierre de la Chèze
Reconstruction par Pierre de la Chèze
1499-1510 (≈ 1505)
Chapelle et arbres de Jessé sculptés.
1646
Fondation de l'apothicairerie
Fondation de l'apothicairerie
1646 (≈ 1646)
Création par Jean Perrot, 379 pots.
1662-1676
Création de l'Hospice des Incurables
Création de l'Hospice des Incurables
1662-1676 (≈ 1669)
Édit royal et retable baroque (1714).
1965
Classement monument historique
Classement monument historique
1965 (≈ 1965)
Protection des bâtiments et sculptures.
1966
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1966 (≈ 1966)
Transformation de l’hôtel-Dieu en musée.
2007
Agrandissement contemporain
Agrandissement contemporain
2007 (≈ 2007)
Nouvelle aile pour art moderne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre de la Chèze - Recteur de l'hôtel-Dieu (1499-1510) |
Reconstructeur de la chapelle et commanditaire. |
| Jean Perrot - Administrateur (XVIIe siècle) |
Fondateur de l’apothicairerie en 1646. |
| Jean Denis - Facteur de clavecins |
Auteur du clavecin de 1648. |
| Fred Deux - Artiste contemporain |
Donateur d’œuvres (2007). |
| Cécile Reims - Artiste contemporaine |
Donatrice avec Fred Deux. |
| Leonor Fini - Artiste post-surréaliste |
Salon parisien reconstitué (2008). |
Origine et histoire
Le musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun occupe les bâtiments d’un ancien hôtel-Dieu fondé au XIIe siècle. Initialement dédié à l’accueil des pauvres et des enfants abandonnés, il devient un lieu de soins à partir de 1502. Les bâtiments actuels, reconstruits à la fin du XVe siècle sous l’impulsion du recteur Pierre de la Chèze, intègrent une chapelle gothique ornée de deux arbres de Jessé sculptés (vers 1500), chefs-d’œuvre de la statuaire religieuse médiévale. Ces sculptures monumentales, classées monuments historiques en 1965, illustrent les généalogies royale et sacerdotale du Christ, uniques par leur séparation en deux arbres distincts.
L’hospice s’enrichit aux XVIIe et XVIIIe siècles avec une apothicairerie fondée en 1646 par Jean Perrot, conservée intacte avec ses 379 pots en faïence de Nevers et ses boiseries d’origine. Cette officine, parmi les plus complètes de France, témoigne des pratiques médicales de l’époque. Le musée abrite aussi un retable baroque de 1714, commandé pour l’Hospice des Incurables, ainsi qu’un clavecin de Jean Denis (1648), plus ancien instrument daté et signé des collections publiques françaises. Ces éléments reflètent la prospérité d’Issoudun aux XVIIe et XVIIIe siècles, période où l’hospice était le plus important du Berry.
Depuis 1966, le musée, labellisé Musée de France, allie patrimoine historique et art contemporain. Une aile moderne, agrandie en 2007, expose des œuvres de Fred Deux et Cécile Reims, ainsi qu’une reconstitution du salon parisien de Leonor Fini, figure du post-surréalisme, meublé par des pièces de l’École de Nancy (Gallé, Majorelle). Le musée conserve également une collection ethnographique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, donnée par les missionnaires du Sacré-Cœur, et organise des expositions temporaires d’artistes comme Gérard Garouste ou Jan Voss.
Le site, classé monument historique, mêle architecture médiévale (chapelle, salles des malades) et contemporaine (bâtiment de 1995). Son jardin de plantes médicinales rappelle la vocation initiale de l’hospice, tandis que les 22 820 visiteurs annuels (2016) témoignent de son attractivité. Les collections, structurées en parcours chronologique et thématique, couvrent plus de 2 000 m2, de l’âge du Fer à l’art actuel, en passant par des objets gallo-romains, des émaux limousins (Léonard Limosin) et des sarcophages mérovingiens.
L’histoire du musée est marquée par des destructions lors du bombardement de 1940, suivi d’une réorganisation en 1966. Les agrandissements successifs (2002, 2007) ont permis d’intégrer les donations contemporaines et les collections océaniennes. Aujourd’hui, le musée allie préservation du patrimoine (vitraux du XVIe siècle, bâtons de procession) et innovation, avec des scénographies dynamiques comme celle dédiée à Leonor Fini, combinant films, photographies et mobilier d’époque.
Conditions de visite
Téléphone : 02 54 21 01 76
Ouverture annuelle : Voir sur le site de la ville
Basse saison : Du 1er février au 30 avril & Du 1er octobre au 30 décembre
Du mercredi au dimanche : 10h - 12h / 14h - 18h
(Fermeture : lundi et mardi)
Moyenne saison : Du 2 mai au 30 juin & Du 1er au 30 septembre
Lundi - mardi : 14h - 18h
Du mercredi au dimanche : 10h - 12h / 14h - 18h
Haute saison : Du 1er juillet au 31 août
Lundi - mardi : 14h - 18h
Du mercredi au dimanche : 10h - 12h30 / 14h - 18h
Contact organisation : 02 54 21 01 76
Equipements et Détails
- Accès handicapé
- Animaux non admis
- Parking à proximité
- Vestiaire