Crédit photo : Guilhem Vellut from Paris, France - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1982
Création des collections
Création des collections
1982 (≈ 1982)
Début de la constitution des fonds.
novembre 1987
Inauguration du musée
Inauguration du musée
novembre 1987 (≈ 1987)
Ouverture avec dépôts d’œuvres nationales.
1991
Restitution des dépôts
Restitution des dépôts
1991 (≈ 1991)
Retour des œuvres empruntées aux collections nationales.
2008
Refonte du projet muséographique
Refonte du projet muséographique
2008 (≈ 2008)
Recentrage sur le monde arabe.
2011
Label « Musée de France »
Label « Musée de France »
2011 (≈ 2011)
Accès à des dépôts d’œuvres extérieures.
février 2012
Réouverture après refonte
Réouverture après refonte
février 2012 (≈ 2012)
Nouveau parcours thématique sur quatre niveaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean Nouvel - Architecte |
Concepteur du bâtiment emblématique. |
| Marcel Destombes - Donateur |
Legs d’instruments astronomiques en 1986. |
| Jean Soustiel - Collectionneur |
Soutien majeur aux acquisitions du musée. |
| Martin Robain - Architecte (Architecture Studio) |
Co-concepteur du bâtiment. |
| Rodo Tisnado - Architecte (Architecture Studio) |
Co-concepteur du bâtiment. |
Origine et histoire
Le musée de l’Institut du monde arabe a été conçu dès 1982 comme un musée d’art et de civilisation arabo-musulman, structuré autour de trois axes : la naissance de l’islam, une présentation de l’art islamique (de l’Espagne à l’Inde), et une approche ethnographique du monde arabe, complétée par une section sur la création contemporaine. À son inauguration en novembre 1987, ses collections reposaient principalement sur des dépôts d’œuvres des collections nationales françaises, complétés par des acquisitions pour anticiper leur restitution, effective en 1991. Les fonds se sont enrichis grâce à des dons, comme celui de Marcel Destombes en 1986 (instruments astronomiques), et des legs, portant aujourd’hui l’ensemble à 620 pièces ou lots, couvrant céramiques, manuscrits, bijoux, et objets scientifiques.
La séquence dédiée à la société arabe, prévue sur un des cinq niveaux, n’a jamais été finalisée faute de crédits, malgré la constitution d’un fonds de 335 pièces entre 1983 et 1998 (dons gouvernementaux à 95 %, dont des objets du quotidien, des parures, et des instruments de musique). La collection d’art contemporain, originale dès l’ouverture, rassemble 460 œuvres (peintures, sculptures, photographies) représentant les tendances arabes depuis les années 1920, avec 115 dons. Ces acquisitions visaient à illustrer le dialogue entre Orient et Occident, Afrique et Asie.
En 2008, le musée a été repensé pour se recentrer sur le monde arabe, de ses origines à l’époque actuelle, nécessitant des prêts extérieurs. L’obtention du label « Musée de France » en 2011 a permis des dépôts d’œuvres du Louvre, du quai Branly, et d’autres institutions françaises ou étrangères (comme les musées de Riyad, Damas, ou Tunis). Depuis sa réouverture en février 2012, le parcours thématique sur quatre niveaux explore cinq thèmes : identité, spiritualité, vie urbaine, beauté, et représentation du corps, mêlant archéologie, art islamique, ethnographie et création contemporaine.
Le bâtiment, symbole architectural du dialogue Occident-Orient, a été conçu par Jean Nouvel et Architecture Studio (Martin Robain, Rodo Tisnado, Jean-François Bonne, Jean-François Galmiche), Gilbert Lèzenes et Pierre Soria. Sa façade à moucharabiehs, inspirée des motifs arabes, s’intègre à l’urbanisme parisien tout en marquant une rupture avec l’ensemble universitaire voisin de Jussieu. Le musée se distingue par sa muséographie innovante, mettant en regard des œuvres rarement associées, et par sa mission de déconstruction des préjugés sur la diversité culturelle du monde arabe.