Legs Adrien Recouvreur 1942 (≈ 1942)
Dons de toiles peintes au musée
1948
Exposition initiale des collections
Exposition initiale des collections 1948 (≈ 1948)
Legs exposés à l’Hôtel de Ville
1997
Inauguration du musée actuel
Inauguration du musée actuel 1997 (≈ 1997)
Installation dans les bains-douches Art déco
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Albert Guillaume Boyer - Médecin et collectionneur
Legs d’ivoires et céramiques, cœur des collections
Adrien Recouvreur - Commerçant et donateur
Legs de toiles peintes en 1942
Origine et histoire
Le Musée de la céramique et de l'ivoire trouve son origine dans trois legs majeurs, exposés initialement à l’Hôtel de Ville de Boncourt-sur-Meuse dès 1948. Ces collections, composées d’ivoires, de faïences lorraines, de porcelaines européennes et chinoises, ainsi que d’armes et de tableaux, reflètent les passions de donateurs comme le docteur Albert Guillaume Boyer. Ce médecin, amateur d’art, a constitué une collection d’ivoires classée seconde en importance nationale après celle de Dieppe, sans lien avec une production locale. Les pièces illustrent l’art de l’imitation au XVIIIe siècle et la virtuosité des maîtres-ivoiriers du XIXe, avec des objets religieux, utilitaires ou décoratifs.
Le musée s’installe en 1997 dans l’ancien complexe des bains-douches municipaux, un bâtiment Art déco, après avoir occupé l’ancien hôtel de l’Échevinage (XVIIIe siècle). Les fonds proviennent des legs Carcano, Boyer et Recouvreur, ce dernier ayant offert en 1942 des toiles peintes. Les faïences lorraines, notamment celles des Islettes (manufacture du Bois d’Epense, active jusqu’au XIXe siècle), y occupent une place centrale. Les réserves, accessibles lors de visites spécifiques, conservent aussi des armes anciennes et des céramiques chinoises, complétant ce panorama artistique et historique.
Labellisé Musée de France, l’établissement met en valeur un patrimoine éclectique, où se côtoient reproductions d’œuvres d’art en ivoire, assiettes à décors chinois ou bouquets, et objets du quotidien. La collection Boyer, cœur du musée, témoigne d’un goût encyclopédique pour les arts décoratifs, tandis que le cadre architectural des bains-douches ajoute une dimension patrimoniale à la visite. Les visites des réserves permettent de découvrir des pièces rarement exposées, comme les armes ou les toiles de Recouvreur.