Frise chronologique
XIIIe siècle
Origines du bâtiment
Origines du bâtiment
XIIIe siècle (≈ 1350)
Parties romanes les plus anciennes identifiées.
1431-1703
Réunions des États de Bretagne
Réunions des États de Bretagne
1431-1703 (≈ 1567)
Dix sessions organisées dans la Cohue.
1653
Transformation de la salle haute
Transformation de la salle haute
1653 (≈ 1653)
Remplacement des colombages par des murs.
1813
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville
1813 (≈ 1813)
Transformation en théâtre civique.
1929
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1929 (≈ 1929)
Protection de la porte et portes intérieures.
1982
Ouverture du musée des Beaux-Arts
Ouverture du musée des Beaux-Arts
1982 (≈ 1982)
Inauguration dans l’ancienne Cohue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte d'entrée et les trois portes intérieures (cad. BR 186) : inscription par arrêté du 25 janvier 1929
Personnages clés
| Duc de Bretagne - Propriétaire médiéval |
Possédait la Cohue jusqu’au XIXe. |
| Dubuisson Aubenay - Observateur historique (1636) |
Décrit la salle du Conseil. |
| A. Dégez - Architecte ou historien |
Analyse les campagnes de travaux. |
Origine et histoire
Le musée de la Cohue, situé à Vannes en Bretagne, occupe un bâtiment dont les origines remontent au XIIIe siècle, avec des agrandissements majeurs aux XIVe et XVe siècles. À l’origine, ce lieu, appelé Cohue (terme breton désignant les halles), appartenait au duc de Bretagne et servait à la fois de marché et d’espace pour les États de Bretagne, réunis à dix reprises entre 1431 et 1703. Son architecture combine une nef centrale, des bas-côtés, et une grande salle transversale à l’étage, ajoutée au XVe siècle, tandis que des vestiges romans subsistent sous la structure actuelle.
La Cohue devint propriété de la ville en 1813 et fut transformée en théâtre, actif jusqu’aux années 1950. Après une période de dégradation, le bâtiment fut restauré à partir de 1970, révélant des éléments architecturaux médiévaux comme des murs en torchis, des fenêtres à coussièges, et une cheminée du XIVe siècle. Les fouilles ont aussi mis au jour des traces d’un escalier ancien et des chapiteaux sculptés, dont l’un représente des sirènes et un hibou, réemployés dans la maçonnerie.
Depuis 1982, la Cohue abrite le musée des Beaux-Arts de Vannes, exposant des collections municipales de peintures et gravures, ainsi que des expositions temporaires d’art contemporain. Le bâtiment, inscrit aux Monuments Historiques en 1929, illustre l’évolution de ses usages : halle commerciale, lieu de justice (salle du Présidial), théâtre, puis musée. Sa façade ouest, remaniée au XIXe siècle, et ses escaliers modernes témoignent des adaptations successives.
Les campagnes de restauration ont permis de retrouver la disposition originale des volumes intérieurs, notamment la salle du Conseil (XIVe siècle) et la salle du Présidial (XVe siècle), modifiée en 1653 par le remplacement des colombages par des murs en maçonnerie. La charpente, initialement apparente, fut également reprise à cette date. Pendant la Révolution, l’édifice servit de Tribunal Civil, marquant une transition vers ses fonctions publiques modernes.
Le musée, labellisé « Musée de France », met en valeur des œuvres d’artistes comme Olivier Debré, François Morellet ou Aurélie Nemours, tout en conservant la mémoire des usages historiques du lieu. La porte est, ornée d’une archivolte en tiers-point et de chapiteaux à fleurettes, ainsi que les trois portes intérieures, sont protégées depuis 1929. L’adresse actuelle, 22 rue des Halles, place l’édifice au cœur de la ville, face à la cathédrale Saint-Pierre.
Les sources archéologiques et textuelles, comme les plaids généraux du Présidial ou les observations de Dubuisson Aubenay (1636), confirment la complexité de son histoire, mêlant fonctions marchande, judiciaire et culturelle. Les restaurations des années 1970 ont permis de stabiliser la structure tout en révélant des détails comme le contrefort roman ou les traces de l’escalier médiéval, appelé « peron » au XVIIIe siècle.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Moyenne saison : Du 1er octobre 2017 au 31 mai 2018 : ouvert du mardi au dimanche (sauf fériés), de 13h30 à 18h
Tarif individuel : Plein tarif 4,60 € / Tarif réduit 2,90 €
Contact organisation : 02 97 01 63 00