Frise chronologique
1024
Fondation de la chapelle Saint-Antoine
Fondation de la chapelle Saint-Antoine
1024 (≈ 1024)
Future église Saint-Laurent mentionnée dans les faubourgs.
1248
Incendie de l'église
Incendie de l'église
1248 (≈ 1248)
Destruction partielle du bâtiment médiéval.
1440–1501
Reconstruction de l'église et de sa tour
Reconstruction de l'église et de sa tour
1440–1501 (≈ 1471)
Travaux majeurs après l’incendie de 1248.
1791
Suppression de la paroisse Saint-Laurent
Suppression de la paroisse Saint-Laurent
1791 (≈ 1791)
Désaffectation de l’église pendant la Révolution.
1891
Sauvetage de l'église
Sauvetage de l'église
1891 (≈ 1891)
Opposition à sa destruction par la Commission des Monuments historiques.
1914
Classement monument historique
Classement monument historique
1914 (≈ 1914)
Protection officielle de l’édifice par l’État.
1920
Fondation du musée Le Secq des Tournelles
Fondation du musée Le Secq des Tournelles
1920 (≈ 1920)
Installation dans l’ancienne église Saint-Laurent.
21 mai 1921
Inauguration du musée
Inauguration du musée
21 mai 1921 (≈ 1921)
En présence du ministre de l’Instruction publique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri Le Secq des Tournelles (1854–1925) - Collectionneur et mécène |
Lègue sa collection de ferronnerie à Rouen. |
| Henri Le Secq (père) - Initiateur de la collection |
Commence le fonds en 1862. |
| Paul Courcelle - Propriétaire en 1891 |
Projette de détruire l’église pour un immeuble. |
| François Depeaux - Mécène et acheteur potentiel |
Propose de racheter l’église en 1891. |
| Léon Bérard - Ministre de l’Instruction publique |
Inaugure le musée en 1921. |
| Lucien Valin - Maire de Rouen en 1921 |
Présent à l’inauguration du musée. |
Origine et histoire
Le musée Le Secq des Tournelles est un musée spécialisé dans la ferronnerie, installé dans l'ancienne église Saint-Laurent de Rouen, désaffectée depuis la Révolution. Fondé en 1920, il doit son existence au legs d'Henri Le Secq des Tournelles (1854–1925), dont la collection, initiée par son père en 1862, rassemble des pièces uniques : serrures, enseignes, heurtoirs, bijoux et outils en fer forgé. L'église, classée monument historique en 1914, avait précédemment abrité le musée d'Art normand (1911–1920). Son inauguration officielle en 1921, en présence du ministre de l'Instruction publique, marque la consécration de ce patrimoine industriel et artistique.
L’église Saint-Laurent, érigée entre le XVe et XVIe siècles sur les fondations d’une chapelle du XIe siècle (1024), a connu une histoire mouvementée. Incendiée en 1248, reconstruite puis endommagée par des tempêtes (1638, 1683), elle perd sa flèche en 1810 après des siècles de dégradations. Désaffectée en 1791 lors de la suppression de sa paroisse, elle devient un bien national, servant tour à tour de club jacobin, de hangar et d’écurie. Sauvée in extremis en 1891 grâce à l’intervention de la Commission des Monuments historiques, elle est rachetée par la ville en 1893 et restaurée pour accueillir des expositions, avant sa transformation définitive en musée.
La collection du musée, forte de plus de 15 000 pièces, est considérée comme la plus importante au monde dans son domaine. Elle couvre des objets allant du Moyen Âge au XXe siècle, incluant des éléments architecturaux (grilles, rampes), des objets du quotidien (moulins à café, outils), et des pièces artistiques comme des bijoux ou des enseignes en fer forgé. Parmi les pièces emblématiques figurent une serrure « pince-voleur » du XVIIIe siècle et un vestiaire en fer de Ferdinand Marrou (XXe siècle). Le musée bénéficie du label « Musée de France » et attire les passionnés d’artisanat métallique et d’histoire industrielle.
L’ancienne église Saint-Laurent, classée depuis 1914, illustre l’architecture religieuse normande des XVe–XVIe siècles. Sa tour, construite entre 1490 et 1501, a survécu malgré l’effondrement de son clocher en 1520 et les aléas climatiques. Son sauvetage au XIXe siècle, face à un projet de destruction pour construire un immeuble, témoigne de la prise de conscience patrimoniale de l’époque. Aujourd’hui, le bâtiment allie héritage médiéval et vocation muséale, offrant un cadre unique pour mettre en valeur l’art de la ferronnerie.
Le musée doit son nom à la famille Le Secq des Tournelles, dont Henri (1854–1925) a légué sa collection à la ville de Rouen. Son père, Henri Le Secq, avait commencé à rassembler ces objets dès 1862, créant un fonds exceptionnel. La transmission de ce patrimoine, couplée à la réhabilitation de l’église, a permis la création d’un lieu dédié à un savoir-faire souvent méconnu. Le musée participe ainsi à la préservation d’un artisanat historique, tout en valorisant un édifice religieux reconverti.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture annuelle : Musée ouvert au public de 14h à 18h.
Fermeture : fermés les mardis et les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre et 25 décembre.
Contact organisation : 02 35 88 42 92