Première mention écrite 1509 (≈ 1509)
Un aveu du baron de l'Aigle atteste d'une affinerie à Aube.
1594
Mention de la grosse forge
Mention de la grosse forge 1594 (≈ 1594)
Un acte évoque la « grosse forge et fourneau » d'Aube.
1635
Développement de l'atelier
Développement de l'atelier 1635 (≈ 1635)
L'atelier comprenait une fenderie en amont.
XVIIe siècle
Approvisionnement en fonte
Approvisionnement en fonte XVIIe siècle (≈ 1750)
La fonte provenait du haut fourneau du Logeard à Saint-Pierre-des-Loges.
1798
Extension de la fenderie
Extension de la fenderie 1798 (≈ 1798)
La fenderie comportait plusieurs bâtiments et un jardin.
1811
Activité de la forge
Activité de la forge 1811 (≈ 1811)
La forge employait une dizaine d'ouvriers.
XVIIIe siècle
Reconstruction de la forge
Reconstruction de la forge XVIIIe siècle (≈ 1850)
La forge est reconstruite à son emplacement actuel.
1850
Spécialisation dans le cuivre
Spécialisation dans le cuivre 1850 (≈ 1850)
La forge se spécialise dans le forgeage du cuivre sous Pierre-Jean-Félix Mouchel.
1909
Fin de la tréfilerie
Fin de la tréfilerie 1909 (≈ 1909)
La tréfilerie cesse ses activités.
1939
Fermeture de la forge
Fermeture de la forge 1939 (≈ 1939)
La forge a cessé toute activité.
1980
Acquisition par la commune
Acquisition par la commune 1980 (≈ 1980)
La forge est acquise par la commune d'Aube.
1982
Classement historique
Classement historique 1982 (≈ 1982)
La forge est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Forge (ancienne) avec ses fours et son système hydraulique (cad. A 1108) : classement par arrêté du 21 septembre 1982
Personnages clés
Pierre-Jean-Félix Mouchel
Propriétaire de la forge à partir de 1850, spécialisée dans le forgeage du cuivre.
Origine et histoire du Musée de la grosse forge
Située dans la commune d'Aube (Orne), l'ancienne forge témoigne d'une activité métallurgique qui s'est exercée sur plus de trois siècles. Une affinerie y est attestée dès 1509 dans un aveu du baron de l'Aigle, et un acte de 1594 évoque la « grosse forge et fourneau » d'Aube. La forge, probablement créée au cours de la première moitié du XVIe siècle, a été reconstruite au XVIIIe siècle à son emplacement actuel. Des couches de laitiers mises au jour lors de fouilles indiquent l'existence d'un haut fourneau primitif. À partir du XVIIe siècle, la fonte provenait du haut fourneau du Logeard à Saint-Pierre-des-Loges, à faible distance. En 1635, l'atelier comprenait une fenderie en amont, où l'on découpait le fer en barres ; en 1798 cette fenderie comportait la maison du fendeur, une halle à charbon, une cave, un fournil et un jardin. La fenderie fut remplacée en 1850 par une tréfilerie qui fonctionna jusqu'en 1909. La forge, de type wallon à quatre roues hydrauliques, employait une dizaine d'ouvriers en 1811 ; aujourd'hui subsiste la roue du marteau. Acquise vers 1850 par Pierre-Jean-Félix Mouchel, l'établissement se spécialisa alors dans le forgeage du cuivre, sans modifier radicalement l'organisation des ateliers. Sur la rive de la Risle fut ajouté après 1850 un four destiné à désulfurer le cuivre. Entre 1864 et 1868 on installa une turbine Callon ; un pilon à vapeur fut mis en place entre 1868 et 1895, et une soufflerie à piston vers 1902. Le site a conservé son outillage historique : foyers d'affinerie, foyer de chaufferie, et le marteau hydraulique équipé de sa roue et de la roue à cames. À côté des ateliers subsistent les logements ouvriers et des annexes ; le bâtiment de l'affinerie, avec son toit percé de trois cheminées en pyramides tronquées, offre un témoignage spectaculaire des installations des foyers. La forge a cessé toute activité en 1939 et a été acquise par la commune en 1980. L'ensemble est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 21 septembre 1982. Un fonds d'archives relatif à l'usine est conservé à Aube (Orne).