Origine et histoire du Musée de la Mer
Le Musée de la Mer de Biarritz, également nommé Aquarium de Biarritz, trouve son origine dans une initiative de 1871 portée par le marquis Léopold de Folin. L’idée était de créer un espace dédié à la vie marine, ancré dans le paysage biarrois. Le bâtiment actuel, de style Art déco, a été construit sur le plateau de l'Atalaye et inauguré le 10 août 1933. Il se distingue par son emplacement spectaculaire, face au Rocher de la Vierge, et son emblème : un poulpe blanc sur fond bleu.
En 1992, le musée subit une première rénovation pour moderniser ses installations et accueillir une collection d’animaux marins et d’oiseaux naturalisés. Une extension majeure, menée entre 2009 et 2011, a permis de doubler sa surface de visite, passant de 3 500 m2 à 7 000 m2. Cette extension a introduit de nouveaux espaces thématiques, comme les zones Atlantique-Nord, Caraïbes et Indo-Pacifique, avec des bassins dédiés aux coraux, requins et lagons. La salle des oiseaux naturalisés a disparu au profit de ces agrandissements.
Le musée est structuré autour de plusieurs niveaux : le sous-sol présente la faune du golfe de Gascogne, tandis que les étages supérieurs abordent la pêche, les cétacés, et abritent des phoques, dont les repas publics attirent les visiteurs. L’extension de 2011 a aussi intégré un atelier pédagogique et un centre de recherche lié à l’Ifremer, renforçant son rôle scientifique. En 2011, le site a été rebaptisé Biarritz Océan, regroupant le musée et la Cité de l’océan et du surf, avec une inauguration en présence de la navigatrice Maud Fontenoy.
Le musée est également connu pour ses naissances de phoques en captivité, un phénomène rare. Quatre blanchons y sont nés entre 2005 et 2009 : Naïa, Urko, Txupi et Noëlla, issus des couples formés par Charlie, Okera et Sylvestrine. En 2011, l’acquisition d’un requin-marteau halicorne, espèce rare en captivité, a marqué l’extension du musée, bien que trois des quatre spécimens initialement prévus n’aient pas survécu au transport.
L’extension a dû composer avec des contraintes techniques, comme la présence de trois bunkers allemands de la Seconde Guerre mondiale et un tunnel routier sous le plateau de l’Atalaye. Ces obstacles ont limité les possibilités de creusement, mais n’ont pas empêché le doublement des espaces expositifs. Aujourd’hui, le musée allie attraction touristique, avec 450 000 visiteurs annuels estimés, et centre de recherche, hébergeant des laboratoires dédiés aux risques côtiers et au développement durable maritime.