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Musée de la Mer de Cannes dans les Alpes-Maritimes

Musée Musée d'Archéologie et d'Antiquité Musée de la mer et de la pêche

Musée de la Mer de Cannes

    Ile Sainte Marguerite
    06400 Cannes
Propriété de l'Etat
Musée de la Mer de Cannes vue aérienne
Musée de la Mer de Cannes
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Musée de la Mer de Cannes
Crédit photo : Qypchak - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1618
Construction du logis initial
1624–1627
Premières fortifications
1635–1637
Occupation espagnole
1685
Transformation en prison d’État
1687–1698
Emprisonnement du Masque de fer
1843–1856
Déportation des Algériens
1977
Création du musée
2021
Changement de nom
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le fort avec son puits espagnol et la zone militaire qui l'entoure : classement par arrêté du 27 juillet 1927

Personnages clés

Jean de Bellon - Constructeur initial Bâtit le logis originel après 1618.
Jean de Bonnefons - Ingénieur présumé Dirigea peut-être les premières fortifications (1624–1627).
Vauban - Ingénieur militaire Proposa des améliorations en 1692 et 1700.
Honoré Allègre et Antoine Courmes - Entrepreneurs Construisirent l’aile des cellules (1689–1691).
Georges Vindry - Archéologue Dirigea les fouilles de 1973 à 1986.
Annie Arnaud - Archéologue Étudia les vestiges mis au jour en 1995.

Origine et histoire

Le musée du Masque de fer et du Fort Royal, initialement nommé musée de la Mer jusqu’en 2021, est installé dans le fort Royal de l’île Sainte-Marguerite, au large de Cannes (Alpes-Maritimes). Classé Musée de France en 2003, il présente des vestiges archéologiques issus de fouilles terrestres et sous-marines, ainsi que des maquettes explicatives. Le fort, construit autour de citernes romaines, fut transformé en prison d’État en 1685, abritant notamment l’homme au masque de fer (1687–1698) et des prisonniers politiques comme les Mamelouks de Napoléon ou les protestants incarcérés pour crime de religion aux XVIIe–XVIIIe siècles.

Le Vieux Château, cœur du fort, date du XVIIe siècle et abrite aujourd’hui le musée et les anciennes prisons. Créé en 1977, le musée expose aussi des œuvres contemporaines et organise des expositions temporaires. Des fouilles archéologiques (1973–1986) ont révélé une occupation du site du VIe siècle av. J.-C. au IVe siècle apr. J.-C., avec des vestiges antiques comme un rempart et des maisons. Le fort, classé Monument Historique en 1927, fut aussi un lieu de détention pour des Algériens (1843–1856), dont un cimetière témoigne encore.

Le fort fut initialement bâti comme logis par Jean de Bellon (après 1618), puis fortifié entre 1624 et 1627. Occupé par les Espagnols (1635–1637), il fut repris par la France et modifié par Vauban (projets de 1692 et 1700), avec des ajouts comme un magasin à poudre et des casernes. Au XIXe siècle, il servit de casernement et de prison, avec des aménagements comme la batterie de la Convention (1860). Un mémorial huguenot (1950) y rend hommage à six ministres protestants emprisonnés à perpétuité.

Les fouilles de Georges Vindry (1973–1986) et les études d’Annie Arnaud (1995) ont permis de cartographier les sous-sols, révélant des structures antiques. Une tranchée de 30×5 m, protégée par une barrière, montre aux visiteurs le mur de rempart et le tracé des maisons. Le musée, labellisé pour son intérêt public, conserve aussi des œuvres d’art et des objets liés à l’histoire carcérale, comme la cellule du Masque de fer.

Le fort illustre les évolutions militaires et pénitentiaires de la région, passant de place forte stratégique à prison politique. Les expositions temporaires estivales et les vestiges archéologiques en font un site à la fois historique et culturel. La présence de prisonniers algériens (1841–1856) et de pasteurs protestants rappelle son rôle dans les conflits religieux et coloniaux, tandis que les aménagements du XIXe siècle reflètent son adaptation aux besoins militaires changeants.

Liens externes