Origine et histoire du Musée de la mine
Le Musée de la mine de Saint-Étienne, officiellement nommé Couriot musée de la mine, est installé dans les bâtiments du dernier puits stéphanois, fermé en 1973. Créé en 1991, il conserve les infrastructures industrielles de la Société Anonyme des Mines de la Loire, dont le grand lavabo (1948), la lampisterie, et la salle des machines d'extraction. Le site, classé monument historique en 2011, illustre l'apogée de l'extraction houillère dans le bassin stéphanois, avec des espaces reconstituant la vie des mineurs et des expositions sur six siècles d'histoire minière.
Le puits Couriot, édifié entre 1913 et 1919, devint le siège administratif du secteur Ouest après la nationalisation de 1946. Son chevalement métallique de 35 mètres, visible de loin, symbolisait la puissance industrielle de Saint-Étienne. Le musée propose un parcours à travers les bâtiments d'origine : la salle des compresseurs, l'atelier de réparation des locomotives, et les recettes (zones de chargement des cages). Les odeurs de charbon et de graisse, encore perceptibles, renforcent l'immersion dans l'univers minier, tandis que des collections de lampes, outils et archives documentent le travail quotidien.
L'histoire du site remonte au XVIIIe siècle, avec une exploitation artisanale du charbon dans le quartier de Beaubrun. En 1893, la Société des Mines de la Loire absorbe la compagnie de Beaubrun et modernise les installations, fonçant le puits Couriot pour exploiter la couche 8e Grüner à près de 700 mètres de profondeur. Le puits, arrêté en 1973, fut le dernier en activité à Saint-Étienne. Son classement en 2011 et l'ouverture du parc Joseph Sanguedolce (2013) en ont fait un lieu de mémoire et de culture, labellisé Musée de France.
Le musée abrite trois espaces permanents inaugurés en 2014 : La figure du mineur (œuvres d'art et archives), La grande histoire de Couriot (maquettes et plans-reliefs), et Six siècles d’aventure houillère (outils, photographies, plan-relief de 1889). Le site, utilisé pour des tournages cinématographiques entre 1973 et 1991 (Le Juge Fayard, Le Brasier), témoigne aussi des luttes sociales, comme la grève de 1948 et l'occupation par la garde mobile.
Les bâtiments conservés datent majoritairement de la Première Guerre mondiale (bureaux, chaufferie) et de l'après-guerre (grand lavabo, lampisterie). Le chevalement en béton de Châtelus 1 (1928) et les crassiers, visibles depuis la ville, rappellent l'empreinte paysagère de l'industrie houillère. Le musée organise des événements culturels (festivals, projections) et des visites guidées mettant en valeur le patrimoine technique, comme la machine d'extraction figée dans son état de 1973.
Le site s'inscrit dans un territoire marqué par l'héritage minier, avec d'autres chevalements conservés (Puits des Combes, Puits du Marais). La Ruche immobilière (1911), programme de logements pour les mineurs, et l'achat de 5 km2 de terrains par les Mines de Loire pour limiter l'urbanisation illustrent l'impact social et urbain de l'activité. Aujourd'hui, le musée collabore avec des associations comme les Amis du Musée de la Mine pour préserver cette mémoire collective.
Conditions de visite
Téléphone : 04 77 43 83 23
Ouverture permanente : Tous les jours sauf le lundi matin
Moyenne saison : De 9h à 12h30 (dernier départ de visite guidée à 11h) et de 14h à 18h (dernier départ de visite guidée à 16h30).
Haute saison : De juillet à août de 9h30 à 12h30 (dernier départ de visite guidée à 11h) et de 14h à 18h30 (dernier départ de visite guidée à 17h).
Fermeture : Le lundi matin et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre
Tarif individuel : Visite libre Plein tarif 6€ / tarif réduit 4,50€
Tarif de groupe : Visite guidée Plein tarif 7€ / tarif réduit 5€
Contact organisation : Accueil et réservation au 04 77 43 83 23