Exploitation minière milieu du XVIIIe siècle - 1958 (≈ 1850)
Période d'activité des mines de Ronchamp.
1946
Nationalisation
Nationalisation 1946 (≈ 1946)
Les charbonnages passent à Électricité de France.
26 septembre 1976
Inauguration du musée
Inauguration du musée 26 septembre 1976 (≈ 1976)
Ouverture par Marcel Maulini sous le nom « Maison de la mine ».
1991
Acquisition municipale
Acquisition municipale 1991 (≈ 1991)
Le musée est racheté par la ville de Ronchamp.
1994
Création de l'AMM
Création de l'AMM 1994 (≈ 1994)
Association des amis du musée de la mine fondée.
2009
Levée des clauses de donation
Levée des clauses de donation 2009 (≈ 2009)
Modification de la collection autorisée.
2017
Acquisition de la maison Maulini
Acquisition de la maison Maulini 2017 (≈ 2017)
Projet d’extension du musée lancé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Marcel Maulini - Fondateur du musée et médecin
Créateur du musée, ancien médecin des houillères.
Paul Combert - Architecte
A conçu les plans du musée.
Origine et histoire
Le musée de la mine Marcel-Maulini, situé à Ronchamp en Haute-Saône, est dédié à l’histoire du bassin houiller local. Fondé en 1976 par le docteur Marcel Maulini, médecin des houillères, il conserve une riche collection d’outils, lampes de mineurs, photographies et documents d’époque. Ces éléments témoignent des conditions de travail des mineurs, de leur quotidien, ainsi que de l’immigration polonaise liée à l’exploitation minière. Le musée, initialement privé, est racheté par la municipalité en 1991 et intègre le réseau Engrenages en 1992.
L’exploitation minière à Ronchamp et Champagney s’étend du XVIIIe siècle à 1958, date de la fermeture définitive des puits. Ce passé minier a marqué le paysage avec ses terrils, cités ouvrières et puits, tout en influençant l’économie et la démographie locale, notamment par l’arrivée de mineurs polonais. Après la nationalisation des charbonnages en 1946, le gisement est géré par Électricité de France jusqu’à l’arrêt de l’activité en 1958.
Le musée s’organise sur trois niveaux : le rez-de-chaussée expose outils, lampes et objets du quotidien, tandis que le premier étage aborde la silicose, les recherches du docteur Maulini et l’immigration polonaise. Le deuxième étage, non accessible au public, abrite des archives. Un projet d’agrandissement, incluant l’ancienne maison de Marcel Maulini, est en cours pour moderniser les espaces et attirer davantage de visiteurs, avec un objectif de 10 000 entrées annuelles.
Avant sa création, Marcel Maulini avait envisagé d’installer le musée dans le chevalement du puits Sainte-Marie en 1972, mais le projet échoue. Il construit alors le musée actuel sur ses propres fonds, selon les plans de l’architecte Paul Combert. En 2017, la municipalité acquiert sa maison adjacente pour l’intégrer au projet d’extension. Depuis 2018, le musée et la maison sont reliés au réseau de chaleur urbain alimenté par une chaufferie bois.
L’association des amis du musée de la mine (AMM), créée en 1994, œuvre pour préserver les vestiges miniers et mener des recherches historiques. En 2009, les clauses de donation de la collection sont levées, permettant sa modification. Le musée franchit le cap des 3 000 visiteurs annuels en 2012, et les travaux d’extension, prévus dans les années 2020, visent à enrichir l’offre muséographique avec des expositions temporaires et un centre d’interprétation.