Frise chronologique
février 1945
Installation du SHAEF
Installation du SHAEF
février 1945 (≈ 1945)
Eisenhower établit son QG à Reims.
7 mai 1945, 2h41
Signature de la reddition
Signature de la reddition
7 mai 1945, 2h41 (≈ 1945)
Première capitulation allemande signée ici.
8 mai 1945
Seconde signature à Berlin
Seconde signature à Berlin
8 mai 1945 (≈ 1945)
Acte officiel imposé par Staline.
31 décembre 1985
Classement monument historique
Classement monument historique
31 décembre 1985 (≈ 1985)
Protection de la salle de la reddition.
1985
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1985 (≈ 1985)
Création pour le 40e anniversaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Salle de la reddition (cad. AT 97) : classement par arrêté du 31 décembre 1985
Personnages clés
| Dwight D. Eisenhower - Général américain, commandant du SHAEF |
Installa son QG à Reims en 1945. |
| Alfred Jodl - Generaloberst, chef d’état-major allemand |
Signataire de la reddition à Reims. |
| Ivan Sousloparov - Représentant soviétique en France |
Signa sans aval de Moscou. |
| François Sevez - Général français, témoin |
Signa en qualité d’observateur. |
| Hippolyte Portevin - Architecte maître d’œuvre |
Conçut le bâtiment dans les années 1920-1930. |
Origine et histoire
Le musée de la Reddition, inauguré en 1985 par la ville de Reims pour marquer le 40e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, est installé dans l’ancien collège moderne et technique (aujourd’hui lycée Franklin-Roosevelt). C’est dans ce bâtiment, réquisitionné par les Alliés en 1945, que fut signée le 7 mai à 2h41 la première reddition inconditionnelle de l’Allemagne nazie, mettant fin aux combats sur le front ouest. La salle même de la signature, conservée en l’état, est classée monument historique depuis décembre 1985.
Le contexte de cette reddition révèle des tensions géopolitiques. Les Soviétiques, représentés par Ivan Sousloparov, n’avaient pas reçu l’aval de Moscou pour valider l’acte. Staline exigea une seconde cérémonie à Berlin le 8 mai, reléguant l’événement de Reims à un statut préliminaire. Eisenhower, quant à lui, refusa d’y participer, jugeant le grade des signataires allemands (comme le Generaloberst Jodl) insuffisant par rapport au sien. La France, bien que présente via le général Sevez, fut tenue à l’écart des négociations.
Le musée propose une muséographie immersive : reconstitution de la war room avec ses cartes d’opérations, exposition de médailles alliées, et projection d’un film contextuel en quatre langues. Les objets présentés – uniformes, journaux d’époque, photographies – illustrent les enjeux militaires et diplomatiques de mai 1945. L’absence de version française de l’acte de reddition, comme le rôle secondaire attribué à la France lors de sa signature, soulignent les complexités de cette page d’histoire.
Lédifice, conçu par l’architecte Hippolyte Portevin, fut initialement un établissement scolaire avant d’être transformé en quartier général allié (SHAEF) en février 1945. Sa localisation près de la ligne Paris-Metz, axe stratégique vers l’Allemagne, expliquent son choix. Après la guerre, la salle de la reddition fut préservée, tandis que le reste du bâtiment retrouva sa vocation éducative, avant d’abriter le musée en 1985.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture annuelle : Horaires, jours et tarifs sur le site du musée ci-dessus.
Contact organisation : 03 26 47 84 19