Guillotine exposée 1794 (≈ 1794)
Réplique datée de cette année.
1846
Construction de la maison du bourreau
Construction de la maison du bourreau 1846 (≈ 1846)
Bâtie par Esprit Lantoin pour le ministère.
1981
Acquisition par la municipalité
Acquisition par la municipalité 1981 (≈ 1981)
Transformation en musée par la Société d’Études.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Esprit Lantoin - Architecte départemental
A conçu la maison en 1846.
Origine et histoire
En 1981, la municipalité de Draguignan acquiert la maison du bourreau, construite en 1846 selon les plans de l’architecte départemental Esprit Lantoin. Ce bâtiment, financé par le ministère de la Justice sur un terrain cédé par la ville, abritait autrefois le logis de l’exécuteur et sa famille, ainsi que le Magasin du grand échafaud. Les exécutions capitales y avaient lieu avant leur centralisation à Paris, rendant ensuite l’appartement de fonction obsolète. La maison fut vendue à des particuliers avant son rachat pour un projet muséal.
La Société d’Études Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var transforme le lieu en musée en 1981, axé sur l’histoire judiciaire locale. Le fonds permanent expose des objets emblématiques comme une réplique de guillotine de 1794, des carcans, ou des briques estampillées par des bagnards. Des panneaux retracent l’évolution de la justice dans le Var, de l’Ancien Régime à l’époque moderne, tandis que des expositions temporaires et des ressources documentaires complètent l’offre culturelle.
Classé Musée de France, l’établissement met en valeur un patrimoine lié à la Tour de l’Horloge (1661), classée Monument historique, qui abritait autrefois les Bois de Justice. Son adresse officielle, 21 allée d'Azémar à Draguignan, en fait un lieu de mémoire unique, labellisé pour sa contribution à la préservation de l’histoire judiciaire régionale. Le site propose également des ouvrages anciens et des dispositifs pédagogiques pour contextualiser les collections.
L’intérêt historique du musée réside dans son ancrage territorial : la maison du bourreau, située à l’ombre de la Tour de l’Horloge, symbolise les liens entre pouvoir judiciaire et cité draçénoise. Les objets exposés, comme les menottes ou les chaises de sorcière, illustrent les pratiques pénales passées, tandis que les archives de la Société d’Études enrichissent la recherche locale. Le musée participe ainsi à la dynamisation culturelle de Draguignan, en valorisant un patrimoine souvent méconnu.