Frise chronologique
1700s
Création du cabinet d'histoire naturelle
Création du cabinet d'histoire naturelle
1700s (≈ 1700)
Par Jean Hermann, professeur de médecine.
1800
Transformation en musée municipal
Transformation en musée municipal
1800 (≈ 1800)
Après la mort de Jean Hermann.
1880
Transfert à l'université impériale
Transfert à l'université impériale
1880 (≈ 1880)
Intégration aux collections scientifiques universitaires.
1890
Installation dans l'ancienne université
Installation dans l'ancienne université
1890 (≈ 1890)
Site actuel au cœur du campus.
vers 1900
Acquisition des météorites
Acquisition des météorites
vers 1900 (≈ 1900)
Collection constituée par l'Université impériale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean Hermann - Professeur de médecine |
Fonda le cabinet d’histoire naturelle. |
| Paul Groth - Minéralogiste |
Contribua à la collection de météorites. |
| Émile Cohen - Pétrographe |
Créa des modèles en plâtre uniques. |
| Wilhelm Brühns - Minéralogiste |
Enrichit la collection de météorites. |
| Hugo Bücking - Minéralogiste |
Participe au développement des collections. |
Origine et histoire
Le Musée de minéralogie de Strasbourg est un musée scientifique français installé depuis 1890 dans l’ancien bâtiment de l’université impériale, aujourd’hui intégré au campus central de Strasbourg. Il occupe deux salles au sein de l’École et observatoire des sciences de la Terre (EOST), partageant l’espace avec le Laboratoire d’hydrologie et de géochimie. Géré par l’EOST et partenaire du Jardin des sciences de l’université, il perpétue une tradition académique liée à l’étude des minéraux et des météorites.
La collection minéralogique trouve son origine au XVIIIe siècle grâce à Jean Hermann, professeur de médecine strasbourgeois, qui constitua un cabinet d’histoire naturelle. Après sa mort en 1800, la Ville de Strasbourg transforma ce cabinet en musée, avant de le transférer en 1880 aux collections scientifiques de la nouvelle université. Aujourd’hui, le musée possède 30 000 échantillons de minéraux du monde entier, dont beaucoup proviennent de gisements épuisés, faisant de cette collection une référence historique, la plus importante parmi les universités françaises.
La collection de météorites, deuxième de France par son ampleur après celle du Muséum national d’histoire naturelle, compte 450 échantillons acquis autour de 1900 par l’Université impériale. Des professeurs renommés comme Paul Groth (minéralogiste), Émile Cohen (pétrographe), Wilhelm Brühns et Hugo Bücking contribuèrent à son enrichissement. Émile Cohen y ajouta une série unique de 44 modèles en plâtre, seule collection de ce type en France. Bien que peu modifiée depuis 1918, elle couvre toutes les variétés de météorites connues à l’époque, classées selon la méthode de Wasson.
Le musée conserve également des instruments scientifiques des XIXe et XXe siècles, tels que des générateurs de rayons X, des diffracteurs à électrons, et des appareils de cristallographie (goniomètres, microscopes polarisants). Ces objets, issus de l’ancien laboratoire de minéralogie, illustrent l’évolution des techniques d’analyse. Enfin, des modèles cristallographiques en verre, carton ou bois, ainsi que des pastels pédagogiques, complètent les collections, offrant un ensemble didactique de qualité européenne.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture annuelle : Visites en semaine et sur rendez-vous.
Contact organisation : 03 68 85 04 52