Fondation de l'abbaye 936 (≈ 936)
Abbatiale fondée par le Comte Pons de Toulouse.
XVIIIe siècle
Tracé de l’artère Toulouse-Béziers
Tracé de l’artère Toulouse-Béziers XVIIIe siècle (≈ 1850)
Disparition du cloître au profit de la route.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Gabriel Rodriguez - Archéologue et donateur
Fouilles et don des collections néolithiques.
Comte Pons de Toulouse - Fondateur de l’abbaye
Origine des fondations du bâtiment actuel.
Origine et histoire du Musée de la Préhistoire régionale
Le Musée de Préhistoire régionale de Saint-Pons-de-Thomières trouve son origine dans les fouilles archéologiques menées par Gabriel Rodriguez, natif de la ville. Ce dernier a exploré la grotte de Camprafaud et d'autres sites, découvrant des artefacts néolithiques qu'il a cédés à la municipalité. Ces collections, conditionnées à la création d'un musée reconnu par la Direction des musées de France, ont permis la fondation de cet établissement culturel.
Installé dans un bâtiment ancien dont les fondations remontent à l'abbaye fondée en 936 par le Comte Pons de Toulouse, le musée est mitoyen du siège du Parc naturel régional du Haut-Languedoc. Les structures médiévales environnantes, comme la tour Saint Benoît (ancienne tour de garde) et la Portanelle, bordaient autrefois le cloître de l’abbaye. Le bâtiment, restauré en préservant son architecture d'origine (pierres blondes, éléments métalliques contrastants), abrite aujourd’hui un espace d’exposition sur un seul niveau, avec un hall dédié aux expositions temporaires.
Le musée met en valeur la période néolithique locale, dite Saint-Ponienne, marquée par une chasse prédominante sur l’agriculture, des outils en bois de cerf, des flèches asymétriques et des statues-menhirs. Son emplacement stratégique, face à la cathédrale et à proximité de l’Office de tourisme, en fait un lieu clé pour la diffusion du patrimoine préhistorique et médiéval de la région.
La localisation du musée, au 6 rue du Barry, bénéficie d’un contexte historique riche : l’artère actuelle, tracée au XVIIIe siècle pour relier Toulouse à Béziers, a remplacé l’ancien cloître. Ce projet routier illustre les transformations successives du patrimoine, où chaque époque adapte les structures existantes (médiévales, modernes) pour répondre à de nouveaux besoins, tout en conservant des éléments architecturaux emblématiques.