Musée de Thonon-les-Bains à Allinges en Haute-Savoie

Musée de Thonon-les-Bains

  • 74200 Allinges
Crédit photo : Nanoxyde - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1863
Fondation officielle
1878
Installation municipale
1884
Projet industriel
1882-1888
Catalogue généraliste
1886
Dépôt du Louvre
1933
Présentations remarquables
1950
Rapport muséal
1953
Installation au château
Fin des années 1960
Retrait naturaliste
1960-1980
Période d'acquisitions
1989
Don Sauthier
1997
Fonds Peltzer
2000
Redéploiement
2006
Dépôt archéologique
2009
Fonds Maurice Denis
2012
Entrée Vegetti
2015
Acquisition majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Docteur Dépierre Donateur de la précieuse collection ornithologique reçue par le musée
Jules Guyon Conservateur ayant présidé le musée de 1878 à 1888 et contributeur de collections
Léon Quiblier Successeur de Guyon, donateur d'insectes, papillons, coléoptères et fossiles et conservateur signalant des pièces remarquables
Léontine Charmot Donatrice ayant enrichi le premier fonds de peinture de la cure de Thonon
Marcel Sauthier Donateur en 1989 de soixante-quatorze estampes et arts graphiques
Marguerite Peltzer Sculptrice dont le fonds d'atelier a relancé les acquisitions et reçu une salle dédiée
Enrico Vegetti Artiste dont le fonds d'atelier est entré dans les collections en 2012
Maurice Denis Artiste dont un fonds (paysages et scènes religieuses) est en cours de constitution depuis 2009
Ingénieur Sommeiller Inventeur mentionné dont la première machine à percer figure parmi les pièces présentées
Général Dessaix Général d'Empire dont des objets ont été donnés au musée (don Bruel-Dubouloz)
Général Chastel Général d'Empire présent dans les collections via un legs (legs Moriaud)

Origine et histoire

La fondation officielle du musée de Thonon date de 1863, portée par l'engouement de Thononais pour l'histoire locale. Le fonds initial réunit des objets variés : minéraux, animaux naturalisés et objets archéologiques issus notamment des fouilles du port de Thonon (site palafittique). En 1878, le musée s'installe dans deux pièces du rez-de-chaussée de l'Hôtel de Ville, dont une dédiée à la collection ornithologique léguée par le docteur Dépierre, complétée par des collections minéralogiques, paléontologiques, conchyliologiques, numismatiques et d'arts industriels, marquant une nette orientation vers les sciences naturelles. Dès 1884, est envisagée la création d'un « musée industriel » présentant matières premières et modèles d'architecture et de sculpture ; en 1886 la Ville accepte le dépôt de moulages et d'estampes provenant du Louvre. Le catalogue 1882-1888 confirme un caractère généraliste des collections, avec des apports en archéologie, ethnographie et beaux-arts, parmi lesquels figurent des trésors monétaires, des pièces paléontologiques et un premier fonds de peinture issu de dons locaux. Des émigrés du Chablais en Argentine et des colons de San José envoient aussi des objets de sciences naturelles. Les conservateurs successifs, comme Jules Guyon puis Léon Quiblier, enrichissent la collection par des dons d'insectes, papillons, coléoptères et fossiles ; en 1933, Léon Quiblier signale plusieurs pièces remarquables conservées au musée. En 1953 le musée du Chablais est installé au château de Sonnaz et, dans les années d'après-guerre, la Direction des Musées de France recommande une présentation axée sur le milieu naturel, la préhistoire, l'histoire locale et l'ethnographie du Chablais. À partir des années 1960 les acquisitions se poursuivent dans les champs de l'archéologie, de l'histoire locale, de l'ethnographie et des beaux-arts, tandis que le fonds de sciences naturelles cesse d'être développé et est retiré de la présentation permanente à la fin des années 1960. Parmi les entrées notables figurent des dons et legs d'objets liés aux généraux d'Empire et des acquisitions de céramiques et d'estampes lémaniques ; Marcel Sauthier offre en 1989 un important ensemble d'estampes et arts graphiques. Les années 1990 voient la création d'un service culturel et l'embauche d'un responsable professionnel, puis la dynamisation des collections avec l'entrée du fonds d'atelier de Marguerite Peltzer en 1997 et la création de salles consacrées à la sculptrice, à la batellerie lémanique et à la contrebande. Depuis 2000, le musée redéploie ses collections et renforce son fonds de peintures de paysage, accueille les dépôts de fouilles archéologiques et développe des partenariats pour l'étude et l'exposition des estampes lémaniques.

Liens externes

Conditions de visite

  • Téléphone : 04 50 70 69 49