Frise chronologique
1865
Construction de la villa
Construction de la villa
1865 (≈ 1865)
Par Celinski pour Marie Périer, comtesse de Montebello.
1877
Décès de la comtesse
Décès de la comtesse
1877 (≈ 1877)
Début du déclin de la villa.
1915
Séquestre pendant la Grande Guerre
Séquestre pendant la Grande Guerre
1915 (≈ 1915)
Bien confisqué comme propriété ennemie.
1940-1944
Occupation allemande
Occupation allemande
1940-1944 (≈ 1942)
Poste de commandement et bombardements alliés.
1972
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1972 (≈ 1972)
Reconversion culturelle par la municipalité.
16 juillet 1987
Classement monument historique
Classement monument historique
16 juillet 1987 (≈ 1987)
Protection des façades et escalier intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier intérieur avec sa rampe en bois (cad. 1971 AI 116) : inscription par arrêté du 16 juillet 1987
Personnages clés
| Marie Augustine Mathilde Périer - Comtesse de Montebello |
Commanditaire de la villa en 1865. |
| Louis Jean Celinski de Zaremba - Architecte |
Concepteur de la villa Montebello. |
| Comtesse de Le Roydeville - Propriétaire (début XXe) |
Fille de Marie Périer, dernière occupante mondaine. |
| Isidore Neujahr - Propriétaire (années 1920) |
Acheteur aux enchères en 1921. |
| André Hambourg - Peintre exposé |
Artiste phare des collections du musée. |
Origine et histoire
La villa Montebello, édifiée en 1865 par l'architecte Louis Jean Celinski de Zaremba pour Marie Augustine Mathilde Périer, veuve du comte Alfred Lannes de Montebello, reflète le style historicisant prisé par l'aristocratie du Second Empire. Située à Trouville-sur-Mer, cette résidence monumentale, contemporaine de la villa Sergewna à Deauville, symbolise l'âge d'or des villégiatures balnéaires normandes. Son architecture imposante et son accès direct à la mer en font un témoignage des fastes de l'élite impériale en quête de loisirs estivaux.
À la mort de la comtesse en 1877, la villa est progressivement délaissée par ses héritiers, avant d'être rachetée en 1909 par la comtesse de Le Roydeville, fille de Marie Périer. La Première Guerre mondiale interrompt son animation mondaine : confisquée en 1915 comme bien ennemi (son propriétaire étant remarié à un Allemand), elle est vendue aux enchères en 1921. Acquise par Isidore Neujahr, puis par la municipalité en 1939, elle échappe de peu aux bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir servi de poste de commandement allemand.
Transformée en école après 1946 sous le nom de cours complémentaire Général Leclerc, la villa est finalement reconvertie en musée en 1972. Ses collections, riches en œuvres d'Eugène Boudin, Raoul Dufy ou André Hambourg, célèbrent l'histoire artistique de Trouville. Classée monument historique en 1987 pour ses façades, toitures et escalier intérieur, elle incarne aujourd'hui la mémoire des stations balnéaires normandes et leur héritage culturel.
Les expositions temporaires, comme celles dédiées à Charles Mozin (1988, 2018) ou André Hambourg (2006, 2020), mettent en valeur son rôle dans la diffusion de l'art lié à la lumière et aux paysages côtiers. La villa, propriété communale, reste un lieu clé pour comprendre l'évolution sociale et architecturale de Trouville-sur-Mer, de l'Empire à nos jours.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 02 31 88 16 26