Frise chronologique
1962
Classement du fort de Matra
Classement du fort de Matra
1962 (≈ 1962)
Monument historique, futur musée.
1963
Création du dépôt archéologique
Création du dépôt archéologique
1963 (≈ 1963)
Accueil des fouilles d'Aléria.
1969
Nomination Jérôme Carcopino
Nomination Jérôme Carcopino
1969 (≈ 1969)
Musée dédié à l'historien.
1967-1978
Direction de Laurence Jehasse
Direction de Laurence Jehasse
1967-1978 (≈ 1973)
Développement des collections.
1978
Devenu musée départemental
Devenu musée départemental
1978 (≈ 1978)
Gestion par la Corse.
01/01/2018
Intégration à la Collectivité de Corse
Intégration à la Collectivité de Corse
01/01/2018 (≈ 2018)
Changement de tutelle administrative.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jérôme Carcopino - Historien de la Rome antique |
Nom donné au musée (1969). |
| Laurence Jehasse - Archéologue et directrice (1967-1978) |
Dirige fouilles et musée. |
| Jean Jehasse - Archéologue |
Fouilles de la nécropole d'Alalia. |
| André Malraux - Ministre de la Culture |
Aurait choisi la dédicace. |
Origine et histoire
Le musée d'archéologie Jérôme-Carcopino, labellisé Musée de France, est installé dans le fort de Matra à Aléria (Haute-Corse). Ce fort, classé monument historique en 1962, abritait initialement un dépôt archéologique créé en 1963 pour conserver les découvertes des fouilles de la nécropole préromaine et de la ville antique d'Aléria. En 1969, il prend le nom de l'historien Jérôme Carcopino, figure controversée pour son rôle sous Vichy mais dont l'influence a permis d'obtenir des financements pour les fouilles. Le musée devient départemental en 1978, avant d'être transféré à la Collectivité de Corse en 2018.
Les collections permanentes, réparties sur deux niveaux, retracent l'histoire d'Aléria et de la Corse, de la Protohistoire à la fin de l'Empire romain. Le rez-de-chaussée est dédié aux nécropoles étrusques, dont celle de Casabianda, avec des pièces d'importance scientifique majeure, classées secondes après celles du Louvre. Les objets exposés, comme des cratères attiques, des kylix ou des rhytons, illustrent les échanges culturels en Méditerranée, notamment avec la civilisation étrusque. La cour abrite une statue de lion du IVe siècle av. J.-C., symbole funéraire étrusque.
Parmi les pièces emblématiques figurent un plat à offrande étrusque gravé du nom Poplia Genucilia (IVe siècle av. J.-C.), un cratère représentant le mythe de Pirithoos, ou encore un collier carthaginois en pâte de verre associé au dieu égyptien Bès. Ces artefacts témoignent des influences grecques, étrusques et puniques en Corse antique. Le musée doit aussi son développement aux archéologues Jean et Laurence Jehasse, qui ont dirigé les fouilles et le musée entre 1967 et 1978, posant les bases scientifiques de ses collections.
Le fort de Matra, avant de devenir un musée, était un site militaire stratégique. Sa transformation en espace culturel reflète l'importance du patrimoine archéologique corse, marqué par des occupations successives (Étrusques, Grecs, Romains, Carthaginois). Les objets exposés, comme les vases attiques ou les œnochoés, révèlent des pratiques religieuses, funéraires et quotidiennes, offrant un éclairage unique sur les civilisations méditerranéennes anciennes.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Moyenne saison : du 1er octobre au 15 mai
de 8h à 12h et de 13h à 17h
Haute saison : du 16 mai au 30 septembre
de 9h à 12h et de 13h à 18h
Fermeture : Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre, ainsi que le dimanche du 1er octobre au 31 mars.
Contact organisation : 04 95 57 00 92