Frise chronologique
1972
Lancement du projet
Lancement du projet
1972 (≈ 1972)
Initiative de Michel Brézillon et Étienne Dailly.
1974
Concours architectural
Concours architectural
1974 (≈ 1974)
Remporté par Roland Simounet pour Seine-et-Marne.
1980
Achèvement du bâtiment
Achèvement du bâtiment
1980 (≈ 1980)
Construction en béton brut et verre.
10 janvier 1981
Inauguration du musée
Inauguration du musée
10 janvier 1981 (≈ 1981)
Premier musée ex nihilo hors de Paris.
octobre 2002
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
octobre 2002 (≈ 2002)
Inscrit à l’ISMH et label « Patrimoine du XXe siècle ».
2018
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2018 (≈ 2018)
Fermeture de 8 mois pour modernisation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le musée en totalité (cad. AR 64 à 70) : inscription par arrêté du 21 octobre 2002
Personnages clés
| Michel Brézillon - Directeur des Antiquités préhistoriques d’Île-de-France |
Initiateur du projet et collaborateur de Leroi-Gourhan. |
| Roland Simounet - Architecte et urbaniste |
Concepteur du bâtiment et de la muséographie. |
| André Leroi-Gourhan - Préhistorien |
Directeur des fouilles de Pincevent, conseiller scientifique. |
| Jean-Bernard Roy - Conservateur du musée (1981–?) |
Co-auteur du projet muséographique avec Brézillon. |
| Georges-Henri Rivière - Ethnologue et muséologue |
Conseiller pour la muséographie et les galeries d’étude. |
| Étienne Dailly - Président du Conseil général de Seine-et-Marne |
Porteur politique du projet en 1972. |
Origine et histoire
Le musée départemental de Préhistoire d’Île-de-France, inauguré en 1981 à Nemours (Seine-et-Marne), est né d’une initiative portée en 1972 par Michel Brézillon, directeur des Antiquités préhistoriques d’Île-de-France, et Étienne Dailly, président du Conseil général. Ce projet visait à valoriser les découvertes archéologiques régionales, notamment les moulages de sols préhistoriques du site de Pincevent, mis au point par Brézillon sous la direction d’André Leroi-Gourhan. Nemours fut choisie pour son patrimoine préhistorique, après le désistement de Montereau-Fault-Yonne, plus proche du site.
Conçu par l’architecte Roland Simounet, le bâtiment en béton brut et verre s’intègre harmonieusement dans la forêt de Nemours-Poligny, extension de la forêt de Fontainebleau. Simounet a adapté son projet au site naturel, préservant arbres et rochers, et créant un dialogue entre l’architecture et le paysage. Le musée, labellisé « Patrimoine du XXe siècle » et inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2002, illustre l’apogée du style de Simounet, où le béton imite les grès environnants et se patine avec le temps.
Le parcours muséographique, défini par Michel Brézillon et Jean-Bernard Roy avec l’appui d’André Leroi-Gourhan et Georges-Henri Rivière, propose deux circuits : un parcours principal chronologique (7 salles) et un parcours d’approfondissement (4 salles bis). Les moulages de sols préhistoriques, comme ceux d’Étiolles ou de Pincevent, permettent aux visiteurs de découvrir les méthodes de fouille et les vestiges in situ. La scénographie minimaliste, signée Simounet, met en valeur les objets archéologiques, tandis que des patios-jardins restituent les flores des différentes époques préhistoriques.
Les collections couvrent 500 000 ans d’histoire, des premiers outils en pierre taillée (Paléolithique inférieur) aux objets gaulois du Ier siècle av. J.-C. Parmi les pièces majeures figurent une pierre gravée magdalénienne d’Étiolles (14 500 ans), une pirogue monoxyle mésolithique de Noyen-sur-Seine, et des haches néolithiques issues des minières de Jablines. La dernière salle évoque la transition vers l’Antiquité, avec des monnaies gauloises et une barque carolingienne, soulignant la continuité entre Préhistoire et périodes historiques.
Le musée s’inscrit dans un contexte national de dynamisme culturel des années 1980, marqué par la décentralisation et la création de nouveaux équipements patrimoniaux. Premier musée ex nihilo construit en France hors de Paris (hors centre Pompidou), il incarne une approche innovante de la muséologie archéologique, combinant recherche scientifique, pédagogie et intégration paysagère. Sa rénovation en 2018 a permis de moderniser les espaces tout en préservant l’esprit original du projet.
L’origine des collections est diverse : fouilles anciennes ou de sauvetage, ramassages de surface, et dons d’objets découverts fortuitement aux XIXe et XXe siècles. Le musée joue un rôle clé dans la conservation et la diffusion du patrimoine préhistorique du Bassin parisien, tout en s’adressant à tous les publics, y compris scolaires et personnes en situation de handicap. Son architecture et sa muséographie en font un modèle d’équilibre entre modernité et respect du cadre naturel.
Conditions de visite
Téléphone : 01 64 78 54 80
Contact organisation : 01 64 78 54 80