Frise chronologique
IVe siècle
Tour gallo-romaine intégrée
Tour gallo-romaine intégrée
IVe siècle (≈ 450)
Vestige du rempart de *Caesarodunum* conservé.
591
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle
591 (≈ 591)
Ordonnée par Grégoire de Tours après destruction.
XIIe siècle
Construction de l’aile du Synode
Construction de l’aile du Synode
XIIe siècle (≈ 1250)
Lieu des états généraux de 1468 et 1484.
1658
Reconstruction du palais
Reconstruction du palais
1658 (≈ 1658)
Menée par l’archevêque Bertrand d’Eschaud.
1775
Portail et hémicycle ajoutés
Portail et hémicycle ajoutés
1775 (≈ 1775)
Par l’archevêque de Conzié, remplaçant les écuries.
4 mars 1795
Ouverture du premier musée
Ouverture du premier musée
4 mars 1795 (≈ 1795)
Après saisie des œuvres révolutionnaires en 1794.
1828
Inauguration d’un bâtiment dédié
Inauguration d’un bâtiment dédié
1828 (≈ 1828)
Sur la place des Arts, en bord de Loire.
1910
Retour des collections au palais
Retour des collections au palais
1910 (≈ 1910)
Après acquisition par la ville de Tours.
1983
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1983 (≈ 1983)
Protection de l’ensemble des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments de l'ancien archevêché (cad. DW 275, 278) : classement par arrêté du 27 juin 1983
Personnages clés
| Grégoire de Tours - Évêque et historien |
Reconstruit la chapelle palatiale en 591. |
| Jean de Bernard - Archevêque (XVe s.) |
Édifie un bâtiment entre tour romaine et logis. |
| Bertrand d’Eschaud - Archevêque (XVIIe s.) |
Reconstruit le palais, détruit partiellement la chapelle. |
| Rosset de Fleury - Archevêque (XVIIIe s.) |
Ajoute un palais à fronton et aménage les terrasses. |
| Charles-Antoine Rougeot - Fondateur de l’école de dessin |
Initiateur du dépôt des œuvres saisies en 1792. |
| Gaëtan Cathelineau - Peintre et collectionneur |
Lègue 50 tableaux dont un Hubert Robert. |
| Charles-Calixte Schmidt - Restaurateur et professeur |
Lègue meubles, céramiques et tableaux (1874). |
| Octave Linet - Peintre et collectionneur |
Donne une collection de primitifs italiens (1963). |
| Boris Lossky - Directeur du musée (XXe s.) |
Acquiert la collection Linet en 1963. |
Origine et histoire
Le musée des Beaux-Arts de Tours occupe l’ancien palais épiscopal, édifié à proximité de la cathédrale dans le Vieux-Tours. Ce site, classé monument historique depuis 1983, conserve des vestiges gallo-romains, dont une tour d’angle du IVe siècle intégrée au rempart de Caesarodunum. Le palais fut reconstruit et transformé aux XIIe, XVIIe et XVIIIe siècles, mêlant chapelles médiévales, une aile du Synode (lieu des états généraux de 1468 et 1484), et des aménagements classiques comme un portail et un hémicycle du XVIIIe siècle.
La vocation muséale du lieu naît en 1792, lorsque le palais, confisqué à la Révolution, devient un dépôt pour les œuvres saisies dans les églises et les propriétés d’émigrés. Un premier musée ouvre en 1795, mais les collections déménagent au XIXe siècle avant de réintégrer le palais en 1910. Le fonds initial, enrichi par des legs (Cathelineau, Schmidt, Linet), comprend des peintures italiennes primitives, des œuvres des XVIIe–XVIIIe siècles (Rubens, Boucher, Champaigne), et des pièces majeures comme les panneaux de Mantegna ou la Diane chasseresse de Houdon.
Le musée se distingue aussi par son jardin à la française, un cèdre du Liban classé, et des curiosités comme Fritz, un éléphant empaillé. Ses souterrains abritent une inscription lapidaire gallo-romaine célébrant les Turones. Les collections reflètent l’histoire artistique européenne, de l’Antiquité (vestiges du castrum) à l’art moderne (Debré, Ernst), tout en témoignant des bouleversements politiques et culturels de la Touraine, de Grégoire de Tours à la Révolution.
L’ancien archevêché, marqué par les transformations de Bertrand d’Eschaud (XVIIe) et Rosset de Fleury (XVIIIe), illustre l’évolution architecturale et sociale du pouvoir épiscopal. La salle du Synode, lieu de rassemblements royaux, et la chapelle archiépiscopale (ancienne salle des états) soulignent son rôle central dans l’histoire régionale. Classé en 1983, le site allie patrimoine bâti, collections d’exception et mémoire des legs qui ont façonné son identité.
Le musée entretient des liens éducatifs avec les établissements scolaires de Tours, proposant des activités sur des thèmes variés (Antiquité, peinture italienne). Son histoire reflète aussi les mutations des institutions culturelles françaises, depuis les saisies révolutionnaires jusqu’à l’enrichissement par des collections privées (Linet, Marcel). Aujourd’hui, il reste un témoin majeur de l’art et de l’histoire de la Touraine, de l’époque gallo-romaine à nos jours.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture annuelle : Horaires : tous les jours de 9h à 12h45 et de 14h à 18h
Fermeture : Fermé le mardi, le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet, le 1er et 11 novembre et le 25 décembre
Contact organisation : 02 47 05 68 73
Equipements et Détails
- Accès handicapé
- Animaux non admis