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Frise chronologique
1789 (après)
Origines révolutionnaires
Origines révolutionnaires
1789 (après) (≈ 1789)
Création d’un noyau muséal avec histoire naturelle.
1857
Fondation officielle
Fondation officielle
1857 (≈ 1857)
Établissement dédié aux arts et sciences.
1981
Installation actuelle
Installation actuelle
1981 (≈ 1981)
Transfert dans l’ancien collège des Jésuites.
Fin XIXe siècle
Arrivée de la dentelle
Arrivée de la dentelle
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Intégration comme témoin industriel local.
16 novembre 2010
Reconnaissance UNESCO
Reconnaissance UNESCO
16 novembre 2010 (≈ 2010)
Inscription du Point d’Alençon au patrimoine immatériel.
2018
Fresque contemporaine
Fresque contemporaine
2018 (≈ 2018)
Intervention artistique de NeSpoon sur la façade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Léon de La Sicotière - Sénateur et érudit local |
Développe les collections au XIXe siècle. |
| Adhémard Leclère - Ancien résident général du Cambodge |
Constitue le fonds ethnographique cambodgien. |
| Pierre Mauger - Maire d’Alençon (années 1980) |
Supervise la restauration du collège des Jésuites. |
| NeSpoon - Artiste polonaise contemporaine |
Auteur de la fresque de dentelle (2018). |
Origine et histoire
Le musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d'Alençon trouve ses origines dans un regroupement post-révolutionnaire d’un cabinet d’histoire naturelle et de quelques œuvres d’art. En 1857, un établissement officiel est fondé pour promouvoir les arts et les sciences, sous l’impulsion de personnalités locales comme Léon de La Sicotière. Ce sénateur et érudit alençonnais joue un rôle clé dans l’enrichissement des collections grâce à des dons majeurs (Chennevières, His de La Salle, Leriche, etc.), constituant l’essentiel du patrimoine muséal au XIXe siècle. La dentelle d’Alençon, emblème local, n’intègre les collections qu’à la fin de ce siècle, d’abord comme témoin de l’industrie régionale.
Initialement installé à l’hôtel de ville puis dans la maison d’Ozé, le musée est transféré en 1981 dans l’ancien collège des Jésuites, restauré sous le mandat de Pierre Mauger. Ce site historique permet de regrouper l’ensemble des collections alençonnaises, incluant des peintures (écoles française et hollandaise, XVe–XIXe siècles), un fonds ethnographique unique sur le Cambodge (constitué par Adhémard Leclère, dernier résident général du pays), et une section dédiée à la dentelle. En 2010, le savoir-faire du Point d’Alençon est inscrit par l’UNESCO au patrimoine immatériel, consacrant son importance culturelle.
Le musée se distingue aussi par des interventions artistiques contemporaines, comme la fresque en dentelle peinte en 2018 par NeSpoon sur sa façade. Ses expositions permanentes mettent en valeur trois axes : les beaux-arts, la dentelle (avec des pièces européennes du XVIIe siècle à aujourd’hui), et l’ethnographie khmère. Le label Musée de France et son adresse au 12 rue Charles Aveline en font un lieu central du patrimoine normand, alliant histoire locale et ouverture internationale.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 02 33 32 40 07