Legs de Joseph Delort 1832 (≈ 1832)
Testament olographe léguant sa collection à Mirande.
1879
Création du musée
Création du musée 1879 (≈ 1879)
Installation dans une chapelle désaffectée.
1983
Transfert actuel
Transfert actuel 1983 (≈ 1983)
Emménagement au 13 rue de l’Évêché.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Joseph Delort - Collectionneur et fondateur
Lègue sa collection à Mirande en 1832.
Toussaint Louverture - Figure historique
Sa canne est donnée au musée.
Paul Noulens - Maire de Mirande
Améliore le musée après 1918.
Origine et histoire du Musée des petits maîtres
Le musée des Beaux-Arts et des Arts décoratifs de Mirande trouve son origine dans la collection personnelle de Joseph Delort (1789–1842), homme de lettres et peintre amateur mirandais. Issu d’une famille locale, il constitue tout au long de sa vie une collection de peintures des écoles française, italienne et hollandaise, ainsi que des céramiques. Sans héritier, il lègue par testament en 1832 ses œuvres à sa ville natale, Mirande, où elles restent stockées dans les combles de l’hôtel de ville jusqu’en 1879. Le musée est finalement créé dans une ancienne chapelle des Clarisses, en mauvais état, avant d’être transféré après la Première Guerre mondiale dans un nouvel immeuble municipal.
Le fonds initial, centré sur des portraits des XVIIe et XVIIIe siècles (Largillière, Rigaud, Chardin), s’enrichit de dons et dépôts de l’État. En 1932, des legs comme ceux de M. de Graaf (école hollandaise) ou M. Passerieu (faïences, toiles) complètent les collections. En 1983, le musée s’installe à son emplacement actuel, 13 rue de l’Évêché, mettant en valeur ses peintures italiennes (Tiepolo, Le Corrège), espagnoles (Vélasquez) et flamandes (Van Ruisdael), ainsi qu’une rare canne ayant appartenu à Toussaint Louverture, donnée par la famille de Noé.
Le musée se distingue aussi par sa collection de faïences du Sud-Ouest et d’autres régions (Nevers, Moustiers), ainsi que par des œuvres d’artistes locaux comme Adrien Pérez. Qualifié autrefois de « musée des petits maîtres », il abrite en réalité des pièces majeures, comme des toiles de David ou de l’école française du XIXe siècle. Son histoire reflète l’engagement de notables locaux et l’enrichissement progressif d’un patrimoine artistique diversifié, aujourd’hui labellisé « Musée de France ».