Intérêt : Situé en plein cœur de ville, le bâtiment de la Cohue, édifié à partir du début du XIIIe siècle, était le lieu où se tenait le marché (rez-de-chaussée) et se rendait la justice (étage). Propriété de la Ville depuis 1813, La Cohue connut diverses affectations avant que le musée n'y soit installé à compter de 1982. Passé le portail d'entrée, la nef centrale livre ses majestueux espaces et invite à la découverte de l'ensemble du bâtiment où se déploient les collections permanentes et les expositions temporaires.
Retour du *Christ sur la croix* 1865 (≈ 1865)
Tableau de Delacroix restauré, catalyseur du projet muséal.
juillet 1886
Ouverture du musée
Ouverture du musée juillet 1886 (≈ 1886)
Deux salles à l’Hôtel de ville de Vannes.
1912
Déménagement du musée
Déménagement du musée 1912 (≈ 1912)
Quitte l’Hôtel de ville pour le couvent.
années 1950
Politique d’achats
Politique d’achats années 1950 (≈ 1950)
Enrichissement systématique des collections.
1982
Installation à La Cohue
Installation à La Cohue 1982 (≈ 1982)
Site actuel, ancien marché et tribunal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Émile Burgault - Maire de Vannes
Promoteur du musée sous l’impulsion étatique.
Eugène Delacroix - Peintre romantique
*Le Christ sur la croix* (1865), œuvre phare.
Léon de Bellée - Peintre académique
*En forêt le givre* (1879), dépôt étatique.
Origine et histoire
Le Musée des beaux-arts de Vannes trouve son origine en juillet 1886, lorsque deux salles d’exposition sont inaugurées au second étage de l’Hôtel de ville. Cette ouverture résulte d’une longue incitation du ministère de l’Instruction publique, qui, depuis les années 1860, encourage le maire Émile Burgault à créer une institution muséale. Le retour en 1865 du tableau Le Christ sur la croix d’Eugène Delacroix, après restauration, ainsi que le dépôt en 1879 de En forêt le givre de Léon de Bellée, renforcent cette dynamique. Un conservateur bénévole est nommé en 1885, marquant le début officiel des collections, enrichies par des envois de l’État et des acquisitions locales.
Après avoir quitté l’Hôtel de ville en 1912, le musée est transféré dans plusieurs lieux : le couvent des Carmes, l’hôtel de Limur, puis La Cohue à partir de 1982. Ce bâtiment médiéval, ancien marché et tribunal, devient le cadre permanent des collections. Celles-ci se composent d’envois étatiques (XIXe–XXe siècles), de dons, et d’achats systématiques à partir des années 1950. Le musée met particulièrement en valeur un fonds d’estampes des XIXe et XXe siècles, tout en conservant des œuvres majeures comme celles de Delacroix.
La Cohue, édifiée dès le début du XIIIe siècle, illustre l’histoire urbaine de Vannes : son rez-de-chaussée abritait le marché, tandis que l’étage servait de salle de justice. Acquise par la Ville en 1813, elle connaît diverses affectations avant de devenir un musée. Son architecture, avec une nef centrale imposante, offre aujourd’hui un écrin aux expositions permanentes et temporaires, au cœur du patrimoine vannetais.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis