Origine et histoire
Les origines du musée remontent au XVIIe siècle, lorsque deux frères, Gaspard de Liergues et Balthasar de Monconys, rassemblèrent des curiosités. Au XVIIIe siècle, Jérôme-Jean Pestalozzi, médecin à l’Hôtel-Dieu, acquit cette collection et l’enrichit avant de la transmettre à son fils, Antoine-Joseph. Ce dernier la céda à la Ville de Lyon en 1772, date considérée comme la fondation officielle du musée, lorsque les 6 000 livres et objets d’Adamoli y furent ajoutés. Ouvert au public en 1777 sous la garde de l’Académie des Sciences, le musée fut d’abord installé dans un pavillon de l’Hôtel de Ville.
À partir de 1793, les collections quittèrent la mairie pour le couvent des Dames-de-Saint-Pierre, où elles subirent pillages et abandons pendant la Révolution. Ballottées entre les Terreaux et la Croix-Rousse, elles connurent plus de destructions qu’d’accroissements jusqu’au XIXe siècle. De 1830 à 1909, le muséum se développa considérablement, mais la cohabitation avec le musée des Beaux-Arts au Palais Saint-Pierre devint difficile, menant à des projets de transfert avortés, comme celui vers le parc de la Tête d’Or.
En 1876, Émile Guimet, industriel lyonnais, se vit confier une mission en Orient pour étudier les religions. À son retour en 1879, il offrit à Lyon un musée des religions, construit boulevard des Belges dans un style néoclassique par l’architecte Chatron. Faiblement fréquenté, Guimet transféra ses collections à Paris en 1889, et le bâtiment lyonnais devint successivment restaurant, salle de sport, théâtre, puis patinoire (Palais de Glace). Ce n’est qu’en 1913 que le site retrouva sa vocation muséale en accueillant à nouveau le muséum d’histoire naturelle et un musée des religions, réunissant préhistoire, civilisations du monde, et sciences naturelles.
En 1991, le musée Guimet devint officiellement le muséum d’Histoire Naturelle sous la tutelle du Conseil général du Rhône. Face à l’état du bâtiment et aux besoins de conservation, un projet de rénovation fut adopté en 2000, aboutissant à la création du musée des Confluences. Inauguré en 2014, ce dernier s’appuie sur 2,2 millions d’objets collectés sur cinq siècles, tout en intégrant une programmation culturelle moderne axée sur les relations entre sciences et sociétés.