Musée des docks romains de Marseille à Marseille 2ème dans les Bouches-du-Rhône

Musée Vestiges Gallo-romain Musée d'Archéologie gallo-romaine

Musée des docks romains de Marseille

  • 10 Place Vivaux
  • 13002 Marseille 2e Arrondissement
Musée des docks romains de Marseille
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Musée des docks romains de Marseille
Crédit photo : Robert Valette - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300 av. J.-C.
200 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
IIIe siècle av. J.-C.
Construction des docks
1831
Mosaïque découverte
1864
Épave découverte
1947
Découverte des vestiges
1952
Découverte d'épaves
22 octobre 1959
Classement historique
1963
Ouverture du musée
1987
Rénovation du musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges des docks romains au rez-de-chaussée, partie est de l'immeuble groupe 2, bloc 11 : classement par arrêté du 22 octobre 1959

Personnages clés

Fernand Benoit Historien et archéologue ayant permis la conservation des vestiges.

Origine et histoire du Musée des docks romains

En cours de transfert à la commune, le musée des docks romains, situé 28 place Vivaux dans le 2e arrondissement de Marseille, présente in situ les vestiges d’un rare entrepôt commercial romain à dolia. Ces vestiges sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 22 octobre 1959. En 1947, lors des travaux de reconstruction des quartiers du Vieux-Port détruits en 1943 par dynamitage par l'occupant allemand, furent découverts ces docks. Ils constituent l’un des rares entrepôts commerciaux romains à dolia connus et sont comparables à des constructions d’Ostie, à l’embouchure du Tibre. Grâce à l’intervention de Fernand Benoit, historien et archéologue, une partie des vestiges a été conservée sur place. Le musée a ouvert en 1963 et a été rénové en 1987. Il présente une trentaine de dolia et, dans l’aire où ils sont exposés, on repère des murs et des puits d’habitations médiévales.

Les dolia sont de grands récipients en céramique utilisés principalement pour le stockage du vin et de l’huile. On les trouvait souvent à proximité des pressoirs dans les exploitations viticoles. L’hypothèse initiale d’un usage pour les céréales est aujourd’hui écartée. Ces vases pouvaient atteindre 1,70 m de hauteur et 1,60 m de diamètre, avec un volume de 1 800 à 2 000 litres. Ils étaient enfoncés dans le sol jusqu’au col, fermés par un couvercle du même matériau et enduits intérieurement de résine, ce qui limitait les variations de température et favorisait la conservation des vins. Leur fabrication exigeait une cuisson sur place et les fissures apparues après séchage étaient soigneusement colmatées. L’épave du Petit Congloué a montré que des bateaux pouvaient être équipés de dolia dans leurs cales pour le transport du vin.

Le long des murs, des vitrines exposent des objets issus d’une vingtaine d’épaves découvertes dans la rade de Marseille et restituent l’histoire du commerce maritime. Les marques des bouchons d’amphores témoignent d’échanges dans tout le bassin méditerranéen. Des fouilles récentes places Jules Verne et Villeneuve-Bargemon ont apporté des renseignements complémentaires. Le matériel exposé, daté du VIe siècle av. J.-C. au IVe siècle, donne une vision globale du commerce de Marseille à l’époque grecque et romaine. Parmi les épaves, l’Esteou dou Miet (VIe siècle av. J.-C.) a livré une amphore étrusque, de la céramique et un canthare en bucchero nero, tandis que Plane II (fin du Ve siècle av. J.-C.) a restitué des amphores massaliotes, puniques et grecques, des céramiques attiques, des lingots de cuivre et une coupe attique à vernis noir. Le Grand Congloué I (fin IIIe-début IIe siècle av. J.-C.) contient une cargaison campanienne avec amphores timbrées sur les anses, un coffre de plomb, des coupes et des bols, et le Grand Congloué II a livré des amphores et des céramiques campaniennes. Le navire de Carry-le-Rouet transportait des blocs de pierre portant des marques identiques à celles des remparts hellénistiques de Marseille, qui devait être la destination du chargement. Planier III a livré amphores, coupes, assiettes et bouchons d’amphores, tandis que Planier I (Ier siècle) semble provenir du nord de l’Espagne. Le Petit Congloué est un véritable bateau-citerne équipé de dolia et contenant des amphores espagnoles. La zone de Cassidaigne a fourni un vaste ensemble d’amphores; la Pointe de la Luque A a livré des tuiles romaines plates et rondes, et la Pointe de la Luque B un grand nombre de lampes en terre cuite et des amphores cylindriques à saumure datées du IVe siècle.

Parmi les autres pièces exposées figure une mosaïque polychrome du IIIe siècle représentant une baigneuse, découverte rue des Fabre et pouvant provenir de thermes proches du port. Une vitrine montre du matériel d’accastillage — ancres et jas — ainsi que des balances, des pièces de monnaie et une partie du bateau de commerce mis au jour en 1864 lors du percement de la rue Impériale, aujourd’hui rue de la République. Une autre vitrine présente la classification des amphores marseillaises — amphore à panse en toupie, amphore à lèvres à facettes, amphore à panse sphérique, amphore à panse ovoïde, amphore à lèvre en bandeau et amphore dite « gauloise » — et une maquette d’un four de potier découvert à la butte des Carmes illustre le procédé de cuisson. Une maquette reconstitue enfin le rivage du port et ses docks tels qu’ils pouvaient exister à l’époque romaine.

Liens externes

Conditions de visite

  • Téléphone : 04 91 91 24 62
  • Contact organisation : 04 91 91 24 62