Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Alternative names Birth name - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Époque contemporaine
2000
1966
Incendie de la raffinerie de Feyzin
Incendie de la raffinerie de Feyzin 1966 (≈ 1966)
18 morts, dont 11 sapeurs-pompiers de Lyon.
1971
Inauguration du musée
Inauguration du musée 1971 (≈ 1971)
Ouverture dans les locaux de la Duchère.
2005
Label *Musée de France*
Label *Musée de France* 2005 (≈ 2005)
Reconnaissance officielle par le Ministère de la Culture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Lieutenant-colonel Pierret - Chef de corps des sapeurs-pompiers de Lyon
Initiateur du musée après l’incendie de Feyzin.
Origine et histoire
Le musée des sapeurs-pompiers de Lyon trouve son origine dans la catastrophe de l’incendie de la raffinerie de Feyzin en 1966, qui causa 18 morts, dont 11 sapeurs-pompiers de Lyon et Vienne. Pour préserver la mémoire de cet événement tragique, le lieutenant-colonel Pierret, alors chef de corps, initia la création du musée. Inauguré en 1971 dans les locaux de la Duchère, son premier objectif fut de sauver de la destruction des véhicules obsolètes, grâce à une équipe de passionnés, tous sapeurs-pompiers et membres des services techniques.
Au fil des décennies, le musée constitua la plus grande collection de véhicules de pompiers de France, tout en restaurant ces matériels historiques. En 2005, il obtint le label Musée de France par arrêté ministériel, garantissant la pérennité des collections. Depuis, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) soutient ses actions scientifiques et culturelles. Aujourd’hui, une équipe de 5 professionnels et 40 bénévoles œuvre à la préservation et à la valorisation de ce patrimoine unique, organisé en trois espaces : l’évolution du matériel, une salle d’Honneur dédiée aux catastrophes du XXe siècle, et une exposition de véhicules.
Le musée dépasse la simple rétrospective technique : il met en lumière l’histoire humaine des sapeurs-pompiers lyonnais, à travers des uniformes, des archives papier, des photographies et des costumes. Les deux grandes catastrophes du XXe siècle, dont celle de Feyzin, y sont particulièrement commémorées. Le site, situé au 358 avenue de Champagne, est reconnu pour son approche à la fois historique, ethnologique et industrielle, illustrant l’évolution des techniques de secours et leur impact sur la société.