Origine et histoire du Musée des tramways et des chemins de fer
Le musée des tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français (MTVS) a été fondé en 1976 sous le nom de Musée des Transports de la Vallée du Sausseron, à Butry-sur-Oise (Val-d'Oise), sur le site de l'ancienne gare de Valmondois. Il présentait une collection unique de véhicules ferroviaires des chemins de fer départementaux, sauvegardés et restaurés par des bénévoles. Entre 1986 et 2017, une ligne touristique de 1 km, dite chemin de fer des impressionnistes, permettait des circulations les 1er et 3e dimanches de mai à octobre, jusqu’à ce qu’un éboulement en 2007 réduise le parcours à 500 m.
En 1999, le musée prend son nom actuel et devient une référence nationale pour les chemins de fer secondaires à voie métrique. Malgré des projets avortés (comme la relocalisation à Chars en 2009), un nouveau site est finalement choisi à Crèvecœur-le-Grand (Oise) en 2013. Les premières circulations y débutent en 2017 sur 1,6 km, suivies d’extensions progressives (3,5 km en 2019, 6,4 km prévus en 2025). Le site de Butry-sur-Oise ferme définitivement en 2022, tandis que la collection, incluant 34 véhicules classés monuments historiques, est transférée dans l’Oise.
Le MTVS était membre de la Fédération des amis des chemins de fer secondaires (FACS) et de l’UNECTO. Ses collections comprenaient des locomotives à vapeur, des voitures voyageurs (dont 12 restaurées), des wagons marchandises, et des véhicules spéciaux comme une grue PLM classée. Le musée organisait aussi des événements, comme une démonstration en 2011 à Saint-Omer-en-Chaussée avec une voie provisoire de 300 m. Aujourd’hui, la ligne de Crèvecœur-le-Grand, ouverte de mai à septembre, propose des circulations touristiques sur une voie métrique reconstruite.
Le projet actuel, porté avec les communautés de communes locales, vise une ligne de 12 km entre Crèvecœur-le-Grand et Saint-Omer-en-Chaussée. Les travaux incluent la pose de rails réemployés, la restauration de ponts (comme celui de Rotangy en 2016), et l’aménagement de gares. Financé partiellement par des collectivités, il s’inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine ferroviaire secondaire, avec des prolongements prévus jusqu’en 2025.
Parmi les pièces majeures, on compte des voitures des Tramways de Saint-Étienne (1883), des Chemins de fer de la Banlieue de Reims (1892), ou encore des wagons suisses acquis dans les années 1990. Certains véhicules, comme la voiture-salon des Chocolats Menier ou le wagon grue ex-PLM, illustrent la diversité des usages des chemins de fer locaux. Le musée conserve aussi des archives et participe à des échanges internationaux, comme un jumelage avec l’association belge ASVi en 2017.