Construction initiale vers 1080 (≈ 1080)
Édification par le baron de Vitré.
XIIIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château XIIIe siècle (≈ 1350)
Plan triangulaire actuel adopté.
1876
Fondation du musée
Fondation du musée 1876 (≈ 1876)
Créé par Arthur de la Borderie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Arthur de la Borderie - Historien et fondateur
Créa le musée en 1876.
Baron de Vitré - Commanditaire initial
Fit édifier le château vers 1080.
Origine et histoire
Le musée du château de Vitré a été fondé en 1876 par l'historien local Arthur de la Borderie, dans un esprit encyclopédique typique du XIXe siècle. Ses collections initiales se composent principalement d'objets d'arts décoratifs réunis lors de sa création, ainsi que de pièces liées à l'histoire de la ville. Ce projet reflète la volonté de préserver et de valoriser le patrimoine vitréen, mêlant curiosités scientifiques, archéologie et mémoire régionale.
Le château qui abrite le musée, édifié vers 1080 par le baron de Vitré sur un promontoire dominant la vallée de la Vilaine, a été reconstruit au XIIIe siècle selon un plan triangulaire caractéristique. Passé aux mains des familles de Laval puis des La Trémoïlle aux XVe et XVIe siècles, il illustre l'architecture militaire médiévale sur la frontière franco-bretonne. Ses murs abritent aujourd'hui des collections variées : textiles, armes, sculptures, et même des spécimens d'histoire naturelle comme des batraciens ou des insectes.
Labelisé Musée de France, l'établissement met en avant trois axes majeurs : l'histoire locale de Vitré, les arts décoratifs (notamment les textiles et les objets du quotidien), et un cabinet de curiosités du XIXe siècle. Les thèmes abordés s'étendent de l'archéologie médiévale à l'entomologie, en passant par les uniformes militaires et l'architecture urbaine. Le château lui-même, avec son passé lié aux tensions entre la Bretagne et le royaume de France, constitue un écrin symbolique pour ces collections éclectiques.