Origine et histoire du Musée du Château des ducs de Wurtemberg
Le musée du Château des ducs de Wurtemberg trouve ses origines en 1843, lorsque le cercle médical de Montbéliard propose la création d’un musée scientifique. En 1852, la Société d’émulation de Montbéliard (SEM), société savante dédiée aux sciences naturelles, aux arts et à l’histoire, rassemble ses premières collections. Ces fonds s’enrichissent en 1917 grâce au legs de l’Hôtel Beurnier-Rossel (XVIIIe siècle) à la ville, devenant le premier lieu d’exposition des collections.
Jusqu’en 1960, la SEM gère conjointement les collections de la ville, de l’État et les siennes. En 1963, les collections du château sont cédées à la ville, suivies en 1992 par celles de l’Hôtel Beurnier-Rossel. Une convention officialise alors la collaboration entre la ville et la SEM. Le musée, aujourd’hui labellisé Musée de France, couvre des domaines variés : archéologie, beaux-arts, histoire naturelle, arts décoratifs et art contemporain, répartis entre le château (XIIIe siècle) et l’ancien hôtel.
Le château de Montbéliard, édifié entre les XIVe et XVIIIe siècles, abrite des éléments remarquables comme la tour Henriette (XIVe-XVe siècles), la tour Frédéric (XVIe siècle) et un corps de logis de 1751. Le musée y présente l’histoire de la principauté, des collections archéologiques (dont un laraire du Ier siècle et un carnyx gaulois), des beaux-arts (avec des œuvres de Jean Messagier), et des objets liés aux ducs de Wurtemberg, comme ceux de Sophie Dorothée, épouse du tsar Paul Ier de Russie.
Le musée d’archéologie et d’histoire naturelle, nommé musée Georges Cuvier, expose des pièces majeures comme un ichtyosaure de 180 millions d’années, des herbiers des XVIIIe et XIXe siècles, et des collections entomologiques. Ces fonds reflètent l’importance scientifique de la région, marquée par des découvertes préhistoriques (dépôt de Romain-la-Roche, 150 000 ans) et des legs historiques, comme le bassin de la tempérance de François Briot (XVIe siècle).