Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach dans le Bas-Rhin

Musée Musée de la Ligne Maginot

Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach

  • Route du Commandant Reynier
  • 67250 Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Musée du Fort Schoenenbourg à Hunspach
Crédit photo : ignis - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1929
Conception du fort
Début des années 1930
Construction du fort
1939-1940
Combats intensifs
1er juillet 1940
Rendu sur ordre
1968
Abandon du fort
1982
Ouverture au public
2022
Reconnaissance publique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de Schoenenbourg (cad. Hunspach 8 9 ; Ingolsheim 3 99, 100, 273/100, 275/100 ; 5 104 à 109, 116, 144, 211/113, 213/113, 215/113, 115 ; 8 109/88 ; 11 170, 171, 207/194, 209/194 ; 17 150/103) : inscription par arrêté du 5 octobre 1992 modifiée par arrêté du 14 janvier 1993

Origine et histoire du Fort Schoenenbourg

Le fort de Schœnenbourg, ou fort de Schoenenbourg, est un gros ouvrage d'artillerie de la ligne Maginot situé à la limite des communes de Hunspach et d'Ingolsheim, dans le Bas-Rhin (Grand Est). Conçu en 1929 et construit en béton armé au début des années 1930, il fait partie du secteur fortifié de Haguenau et constitue l'ouvrage le plus oriental du sous-secteur de Pechelbronn. Cet ouvrage, inscrit dans son intégralité à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, a été prévu pour une garnison d'environ 600 hommes et comporte huit blocs au total : six blocs de combat et deux blocs d'entrée, reliés par près de trois kilomètres de galeries qui incluent des voies ferrées électrifiées. Les entrées sont implantées en contre-pente dans l'Hinterwald, à 1 800 mètres au nord de Schœnenbourg ; les blocs de combat dominent la région depuis une cote de 200 mètres, au sud‑ouest d'Ingolsheim. Positionné sur la « ligne principale de résistance », l'ouvrage s'insère entre les casemates de Breitenacker Sud et d'Ingolsheim Ouest et se trouve à portée de tir du demi-ouvrage du Hochwald.

En surface, les blocs d'avant comprennent des casemates et des tourelles : le bloc 1 est une casemate d'infanterie sur deux niveaux, équipée de créneaux pour jumelages de mitrailleuses, d'un emplacement pouvant recevoir un canon antichar de 47 mm et de cloches GFM, mais sans monte-charge ; le bloc 2 abrite une tourelle de mitrailleuses protégée par une cloche GFM et, lui aussi, sans monte-charge. Les blocs 3 et 4 sont des blocs pour tourelle de 75 mm, dotés de magasins M1 et M2 et d'un poste de commandement ; le bloc 4 ajoute une cloche VDP. Le bloc 5 reçoit une tourelle pour deux mortiers de 81 mm avec cloche GFM et possédait une cloche lance-grenades non armée, tandis que le bloc 6 ressemble au bloc 1 mais avec une seule cloche GFM. Les blocs arrière comprennent le bloc 7, entrée des munitions, pourvue de deux monte-charges (5 t et 2,5 t), de cloches GFM, d'embrasures pour mitrailleuses et canon antichar, d'un blockhaus interne et d'une antenne TSF ; le bloc 8 est l'entrée des hommes, équipée originellement de cloches et d'embrasures de défense et d'un monte-charge dont le puits sert aussi de ventilation ; le bloc 8 a été reconstruit après des explosions internes et selon des plans postérieurs.

Sous terre, l'ouvrage rassemble la caserne, les magasins à munitions, une usine électrique, l'infirmerie, la cuisine et les installations de filtration et de ventilation ; ces fonctions sont reliées par la galerie principale qui comporte une voie de 60 cm pour l'acheminement des munitions et des vivres. L'usine électrique comprend quatre groupes électrogènes Diesel Sulzer 4 KD 22 de 165 chevaux couplés à des alternateurs de 165 kVA pour une tension de 440 volts, complétés par un petit groupe auxiliaire de secours ; le site dispose d'une réserve d'eau de 200 000 litres utilisée aussi pour le chauffage et d'une réserve de gazole de 90 000 litres. La sous-station « traction » transforme le courant pour alimenter le train interne en 600 volts continu et élève la tension pour l'alimentation des avants, qui est ensuite redescendue pour les blocs. La ventilation, conçue pour faire face aux gaz de combat connus à l'époque, combine des aspirations par les entrées, des batteries de filtres et des dispositifs de surpression dans les locaux armés afin d'évacuer les gaz de tir et d'empêcher la pénétration de gaz toxiques ; en cas d'attaque chimique, les blocs peuvent fonctionner en autonomie.

La galerie contient une issue de secours dissimulée débouchant dans la forêt, un égout long de 240 mètres constituant le point le plus bas de l'ouvrage (-35 m) et débouchant dans une crevasse protégée, ainsi qu'un poste de commandement décomposé en PCC, PCA et PCI qui centralise les informations et commande les tirs des blocs. Lors des combats de 1939‑1940, Schœnenbourg a été intensément sollicité : entre le 3 septembre 1939 et le 25 juin 1940 il a tiré 15 792 obus de 75 mm et 682 obus de 81 mm, soit 16 474 projectiles en dix mois, dont 13 388 en dix jours (du 14 au 25 juin), auxquels s'ajoutent 723 obus de 120 mm ; l'ouvrage a reçu, pendant cette période, des projectiles lourds et des bombardements aériens. Invaincu sur le champ de bataille, il ne se rendit que le 1er juillet 1940 sur ordre du haut commandement.

À l'abandon à partir de 1968, l'ouvrage a fait l'objet d'une remarquable restauration menée par l'Association des Amis de la Ligne Maginot d'Alsace et a été ouvert au public comme musée en 1982, présenté dans son état de 1939 sans exposition d'armes ni d'équipements complémentaires. L'accueil des visiteurs se fait au bloc 7 ; la visite libre, sur un circuit fléché d'environ 3 km prenant près de deux heures à 30 mètres sous terre (température constante d'environ 13 °C), propose des ambiances sonores reconstituées et peut être abrégée. Des visites guidées pour groupes sont organisables tout au long de l'année auprès de l'office de tourisme de Hunspach. Le fort a reçu une reconnaissance publique récente en obtenant la deuxième place de l'émission Le Monument préféré des Français en 2022.

Liens externes

Voir également
Tous les musées de France Musée de la Ligne Maginot

Etablissements à proximité