Origine et histoire
Le Musée du Gévaudan trouve ses origines en 1820, lorsque ses premières collections sont installées au deuxième étage de l’ancienne Maison Consulaire de Mende. En 1866, un bâtiment dédié est construit par la Société des lettres pour abriter ces collections, qui s’enrichissent grâce à des acquisitions, des dons d’érudits locaux et des objets issus de fouilles archéologiques lozériennes. Les domaines couverts incluent alors la minéralogie, les herbiers, les médaillers et les antiquités, avec un accent sur l’archéologie régionale (Javols, Banassac, La Canourgue).
En 1894, le musée est définitivement transféré dans ce nouveau bâtiment, où il reste jusqu’en 1976. Cette année-là, l’abbé Peyre, conservateur depuis 1969, vend le quartier des Carces pour acquérir l’hôtel Buisson de Ressouches, anciennement usine électrique (1888–1974). Ce déménagement permet d’agrandir les espaces et d’intégrer des collections majeures, comme un ensemble liturgique du couvent de la Visitation de Marvejols et des pièces lapidaires des XIVe–XVIe siècles. L’hôtel, édifié en 1665, devient le cœur du musée jusqu’à sa vente au département de la Lozère en 1995.
Le projet actuel, soutenu par la Région Occitanie et la DRAC, inclut la réhabilitation de l’hôtel particulier et de la « Salle des Fresques » (Maison Montesquieu), avec une ouverture prévue en 2022. Le musée se distingue par son hétérogénéité et la qualité de ses pièces, majoritairement lozériennes, couvrant l’archéologie, l’art sacré, les sciences naturelles et les traditions populaires. Son emplacement historique, lié à la sainte Épine et à d’anciennes résidences épiscopales, renforce son ancrage patrimonial.
Les thématiques abordées vont des antiquités grecques et romaines à l’art contemporain, en passant par la numismatique, l’ethnologie et la paléontologie. Le musée bénéficie du label Musée de France et s’inscrit dans un réseau de valorisation du patrimoine régional, avec des partenariats publics (Département, État, Europe). Son adresse officielle, 3 rue de l’Épine à Mende, rappelle l’histoire religieuse de la ville, marquée par la relique de la couronne du Christ offerte par le pape Urbain V.