Frise chronologique
1906
Apogée des bouchonneries à Mézin
Apogée des bouchonneries à Mézin
1906 (≈ 1906)
35 entreprises en activité
1870-1950
Période couverte par les collections
Période couverte par les collections
1870-1950 (≈ 1910)
Outils et machines exposés datent
1983
Ouverture du musée
Ouverture du musée
1983 (≈ 1983)
Dans une ancienne école
1994
Création de la conservation départementale
Création de la conservation départementale
1994 (≈ 1994)
Impulsion pour la restructuration
1999
Réouverture après restructuration
Réouverture après restructuration
1999 (≈ 1999)
Nouveau parcours muséal
2006
Label *Musée de France*
Label *Musée de France*
2006 (≈ 2006)
Reconnaissance nationale
2009
Fermeture de la dernière bouchonnerie
Fermeture de la dernière bouchonnerie
2009 (≈ 2009)
Don de 7 machines
2010
Adhésion au réseau RéMut
Adhésion au réseau RéMut
2010 (≈ 2010)
Partenariat avec les Arts et Métiers
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
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Seules des institutions sont mentionnées |
Origine et histoire
Le Musée du liège et du bouchon de Mézin, situé dans le Sud-Ouest du Lot-et-Garonne, témoigne de l’importance économique du liège dans la région depuis le XVIIIe siècle. La ville, aux marges de la forêt des Landes de Gascogne, a connu un essor industriel lié à la fabrication des bouchons, avec jusqu’à 35 bouchonneries en 1906. Le musée, créé en 1983 dans une ancienne école désaffectée, présente des machines et outils collectés depuis les années 1970, couvrant 80 ans d’activité (1870-1950). Le liège, autrefois issu du quercus suber local, fut ensuite importé de Kabylie, d’Espagne et du Portugal après la disparition des chênaies landaises au XIXe siècle.
En 1994, la création d’une conservation départementale du patrimoine relance le projet muséal. Le musée actuel, restructuré entre 1996 et 1999, bénéficie d’une approche scientifique renforcée (études ethnologiques, inventaires) et d’une professionnalisation de son équipe. Labellisé Musée de France en 2006, il voit sa fréquentation passer de 3 000 à 7 600 visiteurs entre 1998 et 2005. Ses collections, composées de 87 objets et machines, sont enrichies en 2009 par le don de 7 machines des années 1980, issues de la dernière bouchonnerie locale, la SARL Giraud.
Le musée s’inscrit dans des réseaux nationaux et européens, collaborant avec le Musée des arts et métiers (Paris) depuis 2010 via une convention de partenariat. Il rejoint le Réseau des Musées et collections techniques de France (RéMut) et initie des projets de valorisation du patrimoine industriel, comme des levées d’écorce de chênes-lièges avec l’association Le Liège gascon. Ces actions visent à préserver la mémoire d’un savoir-faire en déclin, tout en dynamisant le tourisme culturel dans cette cité rurale médiévale de 1 500 habitants.
Aujourd’hui, le Lot-et-Garonne compte encore 4 entreprises de transformation du liège (60 emplois), contre une centaine au début du XXe siècle. Le musée, porté par la municipalité et l’Association historique et culturelle du Mézinais, continue de documenter cette histoire via des échanges avec des acteurs industriels contemporains et des institutions patrimoniales, comme le Conservatoire national des arts et métiers.
Conditions de visite
Téléphone : 05 53 65 68 16
Contact organisation : 05 53 65 68 16