Origine et histoire du Musée
Le musée du Luxembourg est un lieu d'exposition d'art installé dans une aile du palais du Luxembourg, à Paris, dans le 6e arrondissement. Depuis 2000, il est placé sous la tutelle du Sénat français et se consacre à des expositions artistiques thématiques, en lien avec l’histoire du lieu : « la Renaissance en Europe », « Art et pouvoir » et « le Palais, le Jardin et le Musée : le Luxembourg au cœur de Paris, capitale des arts ». Son emplacement actuel, adjacent à l’orangerie et ouvert sur le jardin du Luxembourg, date de la fin du XIXe siècle.
L’histoire du musée remonte à 1750, lorsqu’il devint, avec l’exposition des Tableaux du Roy, le premier musée des beaux-arts ouvert au public en France, préfigurant le musée du Louvre. Fermé en 1780, il rouvrit en 1803 sous Napoléon, avant de se spécialiser en 1818 dans l’art contemporain, devenant le premier musée de ce type en Europe. Il abritait alors des œuvres d’artistes vivants comme David, Ingres ou Delacroix, transférées au Louvre dix ans après leur mort.
Au XIXe siècle, le musée évolua vers une vocation moderne, accueillant des courants comme l’impressionnisme grâce à des legs (Caillebotte, Moreau-Nélaton) et des acquisitions (Manet, Monet). En 1886, il fut transféré dans une aile perpendiculaire à l’orangerie, conçue par Alphonse de Gisors. En 1937, il céda sa place au Palais des musées d’art moderne (actuel musée d’Art moderne de Paris), avant de renaître en 1979 avec des expositions régionales, puis en 2000 sous l’égide du Sénat.
Depuis 2010, le musée est géré par la Réunion des musées nationaux et a été rénové par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. Ses expositions récentes explorent des thèmes variés, de la Renaissance (Cranach, Botticelli) à l’art moderne (Picasso, Mucha), en passant par des figures historiques comme Joséphine ou les Tudors. Le lieu reste un acteur clé de la vie culturelle parisienne, mêlant patrimoine et innovation.
Le musée a accueilli des expositions majeures comme Raphaël : Grâce et Beauté (2001, 350 000 visiteurs) ou Modigliani (2002, 570 000 visiteurs), produites initialement par la société SVO Art. Depuis 2012, sa programmation s’appuie sur trois axes historiques, tout en intégrant des œuvres contemporaines, comme en témoignent les expositions Pionnières (2022) ou Tarsila do Amaral (prévue en 2024).