Frise chronologique
1630
Construction du Mont-de-Piété
Construction du Mont-de-Piété
1630 (≈ 1630)
Édifice baroque conçu par Wenceslas Cobergher.
1791
Saisies révolutionnaires
Saisies révolutionnaires
1791 (≈ 1791)
450 tableaux confisqués à l’abbaye Saint-Winoc.
1842
Projet de galerie municipale
Projet de galerie municipale
1842 (≈ 1842)
Première volonté d’exposition des collections.
1877
Don Verlinde
Don Verlinde
1877 (≈ 1877)
1 500 dessins et tableaux offerts.
1907
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1907 (≈ 1907)
Protection de l’édifice.
1956
Inauguration du musée
Inauguration du musée
1956 (≈ 1956)
Ouverture dans l’ancien Mont-de-Piété.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Wenceslas Cobergher - Architecte |
Conçut le Mont-de-Piété en 1630. |
| J. Delorge - Premier inventaireur |
Recensa 450 tableaux en 1791. |
| Pierre-Antoine Verlinde - Donateur et restaurateur |
Offrit 1 500 dessins en 1877. |
| Thérèse Vergriete - Conservatrice (1953–1981) |
Inaugura le musée en 1956. |
| Georges de La Tour - Peintre |
Auteur du *Vielleur au chien*. |
| Alphonse de Rothschild - Mécène |
Dona 12 tableaux (1888–1900). |
Origine et histoire
Le musée du Mont-de-Piété de Bergues trouve ses origines dans les saisies révolutionnaires de 1791, lorsque près de 450 tableaux furent confisqués dans les abbayes et couvents locaux, notamment à l’abbaye de Saint-Winoc. Ces œuvres, souvent en mauvais état, furent inventoriées par J. Delorge, puis dispersées ou restaurées au début du XIXe siècle. En 1802, 20 tableaux furent transférés en mairie pour décorer la salle des séances, marquant une première volonté d’exposition publique.
En 1842, la municipalité de Bergues envisagea la création d’une galerie de tableaux dans un local adjacent à la bibliothèque. Des crédits furent votés pour restaurer les œuvres, confiées à Fabien Napoléon Léoni. En 1846, Auguste Outters devint conservateur, mais les collections, réduites à 52 tableaux en 1816, ne furent pleinement valorisées qu’après 1871, lors de leur transfert à l’hôtel de ville. Le musée fut officiellement inauguré en 1956 dans l’ancien Mont-de-Piété, un édifice baroque construit en 1630 par Wenceslas Cobergher.
Les collections s’enrichirent grâce à des dons majeurs, comme celui de Pierre-Antoine Verlinde en 1877, qui offrit 1 500 dessins et trois tableaux. La collection d’histoire naturelle, initiée par Stanislas de Meesemaecker à la fin du XIXe siècle, fut partiellement détruite pendant les guerres mondiales. Après 1945, le musée se réorganisa, intégrant des œuvres évacuées et des dons locaux. Classé Monument historique en 1907, il conserve aujourd’hui des chefs-d’œuvre de Georges de La Tour, Rubens ou Van Dyck, ainsi qu’une remarquable collection de dessins et d’objets ethnographiques.
L’ancien Mont-de-Piété, édifice en brique et pierre de style flamand, abrite depuis 1953 le musée labellisé « Musée de France ». Ses salles thématiques présentent des peintures religieuses, des portraits, des natures mortes et des œuvres du XIXe siècle. La collection Verlinde, exposée par roulement depuis 2012, inclut des dessins de Tiepolo, Boucher et Chardin. Le musée organise régulièrement des expositions temporaires, comme celle dédiée au beffroi de Bergues en 2011 ou à Paul Charlemagne en 2022.
Les conservateurs successifs, dont Thérèse Vergriete (1953–1981) et Jean-Claude Guillemin (1982–2002), ont marqué son histoire. Malgré des périodes de fermeture, comme entre 2005 et 2007, le musée reste un lieu clé du patrimoine nordiste, mêlant art, histoire et sciences naturelles. Son joyau, Le Vielleur au chien de Georges de La Tour, en fait une destination culturelle majeure dans les Hauts-de-France.
Conditions de visite
Téléphone : 03 28 68 13 30
Ouverture annuelle : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.
Contact organisation : 0328681330