Construction du moulin XIIe–XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction initiale en bois.
1861
Modernisation par les frères Bottom
Modernisation par les frères Bottom 1861 (≈ 1861)
Ajout de meules et pièces en fer.
Années 1980–2006
Restauration du moulin
Restauration du moulin Années 1980–2006 (≈ 1993)
Reconstitution du mécanisme médiéval en bois.
Début XXe siècle
Abandon du moulin
Abandon du moulin Début XXe siècle (≈ 2004)
Cessation d’activité due aux avancées technologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Moines bénédictins - Propriétaires initiaux
Créateurs du moulin pour les marais salants.
Frères Bottom - Modernisateurs en 1861
Ajout de meules et mécanismes en fer.
Origine et histoire du Moulin des Loges
Le Moulin des Loges est un moulin à marée situé à Saint-Just-Luzac, en Charente-Maritime, au sein des marais de la Seudre. Construit entre le XIIe et le XVe siècle, il est l’un des derniers moulins de ce type en Europe à fonctionner encore aujourd’hui. Propriété du Conservatoire du Littoral, il est géré par l’Office de Tourisme de l’île d’Oléron et du bassin de Marennes. Son mécanisme, reconstitué en bois comme au XIIe siècle, permet de produire de la farine à chaque marée descendante.
Fonctionnant grâce à la force des marées, ce moulin utilise un système de vannes et de portes anti-retour pour remplir un bassin de retenue. À marée basse, l’eau libérée actionne une roue qui entraîne des meules via des engrenages. Ce procédé, régulier grâce aux cycles de marée toutes les 6 heures, dépend toutefois de leur intensité. Avant 1861, le moulin ne possédait qu’une seule paire de meules en bois, capable de moudre 100 kg de blé par heure.
L’histoire du Moulin des Loges est étroitement liée à celle du sel et des marais salants de la région. Les moines bénédictins, attirés par le commerce de l’« or blanc », y établirent ce moulin pour soutenir les activités locales. Racheté en 1861 par les frères Bottom, il fut modernisé avec trois paires de meules supplémentaires et des pièces en fer. Abandonné au début du XXe siècle, il fut restauré dans les années 1980–2006 pour retrouver son mécanisme d’origine.
Aujourd’hui, le moulin est situé dans une zone protégée, riche en biodiversité : oiseaux (busards, cigognes), batraciens, reptiles et une flore typique des marais (salicorne, fenouil). Il continue de produire de la farine, témoignant d’un patrimoine industriel et naturel préservé.