Lancement du projet 1996 (≈ 1996)
Annonce par Jacques Chirac d'un musée des arts premiers.
20 juin 2006
Inauguration officielle
Inauguration officielle 20 juin 2006 (≈ 2006)
Présidée par Jacques Chirac, avec des personnalités internationales.
23 juin 2006
Ouverture au public
Ouverture au public 23 juin 2006 (≈ 2006)
Première exposition : *Nous avons mangé la forêt*.
2016
Renommage du musée
Renommage du musée 2016 (≈ 2016)
Ajout du nom Jacques Chirac au titre officiel.
2020
Restitution au Bénin
Restitution au Bénin 2020 (≈ 2020)
Retour de 26 œuvres du trésor d’Abomey.
2021
Renommage du quai
Renommage du quai 2021 (≈ 2021)
Une partie devient *quai Jacques-Chirac*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jacques Chirac - Président de la République, initiateur
Porteur du projet dès 1995.
Jean Nouvel - Architecte lauréat
Concepteur du bâtiment-pont et des espaces.
Jacques Kerchache - Marchand d’art et expert
Inspirateur du projet, sélectionneur d’œuvres.
Gilles Clément - Paysagiste
Créateur du jardin de 17 500 m².
Stéphane Martin - Directeur du musée (2006-2021)
Gestion des controverses et restitutions.
Marc Ladreit de Lacharrière - Mécène
Don de 36 œuvres africaines et océaniennes.
Origine et histoire
Le musée du quai Branly, aujourd’hui nommé musée du quai Branly - Jacques-Chirac, est un projet porté par l’ancien président Jacques Chirac et conçu par l’architecte Jean Nouvel. Inauguré le 20 juin 2006 après une décennie de controverses et de débats, il réunit les collections du musée de l’Homme et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie. Son architecture audacieuse, incluant un bâtiment-pont de 200 mètres et un jardin de 17 500 m2 conçu par Gilles Clément, en fait un lieu unique à Paris, au pied de la tour Eiffel.
Le musée est né de la volonté de Jacques Chirac, passionné d’arts premiers, de créer un espace dédié aux cultures non-occidentales. Le projet, lancé en 1996, a suscité des oppositions, notamment de la part des agents du musée de l’Homme, qui craignaient un démantèlement des collections au profit d’une approche esthétique plutôt que scientifique. Malgré ces tensions, le musée a ouvert ses portes en 2006, devenant l’un des plus fréquentés au monde dans sa catégorie, avec plus de 20 millions de visiteurs depuis son inauguration.
Le site, autrefois occupé par le Garde-meuble national puis par des bâtiments provisoires après la Seconde Guerre mondiale, a été transformé en un complexe muséal innovant. Jean Nouvel a imaginé une structure en pont métallique de 3 200 tonnes, soutenue par des pilotis, pour préserver l’espace vert imposé par le Plan d’Occupation des Sols de Paris. Le musée abrite aujourd’hui 300 000 objets transférés du musée de l’Homme, exposés dans un vaste plateau sans cloisons, organisé par zones continentales : Afrique, Asie, Océanie et Amériques.
Depuis 2016, le musée porte le nom de Jacques Chirac, en hommage à son initiateur. Il est également marqué par des controverses, notamment sur la provenance coloniale de certaines œuvres. En 2020, la France a autorisé la restitution de 26 œuvres du trésor royal d’Abomey au Bénin, prises en 1892. Le musée mène depuis 2019 une enquête sur les 46 000 objets africains de ses collections, acquis durant la période coloniale, pour évaluer les conditions de leur acquisition et envisager d’éventuelles restitutions.
Le musée se distingue par sa muséographie centrée sur l’esthétique, parfois critiquée pour son manque de contextualisation historique et anthropologique. Il organise une dizaine d’expositions temporaires par an, dont certaines, comme Tatoueurs, tatoués (2014-2015), ont attiré des centaines de milliers de visiteurs. Son théâtre Claude Lévi-Strauss, sa médiathèque riche de 321 900 documents, et son restaurant Les Ombres, offrant une vue sur la tour Eiffel, en font un lieu culturel multifonction.
En 2021, le quai Branly a été partiellement renommé quai Jacques-Chirac en hommage à l’ancien président. Le musée continue d’évoluer, avec des projets comme la Galerie des cinq continents au Louvre, inaugurée en 2025, et des réflexions sur la décolonisation de ses collections, dans un contexte international de demandes croissantes de restitutions.