Origine et histoire
Le Musée du vieil Argenteuil trouve ses origines dans les collections constituées dès 1932 par la Société du Vieil Argenteuil, avant d’être reprises par la Ville en 2004. Ses fonds couvrent l’histoire locale, de la préhistoire à l’époque contemporaine, avec une emphase sur la viticulture, le maraîchage et l’industrie, reflétant le passé agricole et manufacturier d’Argenteuil, notamment au XXe siècle. Les collections incluent aussi des objets archéologiques médiévaux, comme ceux de l’abbaye Notre-Dame, liée à Héloïse et Abélard, ainsi que des archives variées (textiles, iconographies, manuscrits).
Le musée s’enrichit de dons et transferts, comme les fonds Roland Toutain (correspondances avec Jean Marais ou Jean Cocteau), les archives de la Résistance locale, ou les carnets de Jean-Etienne Delacroix, chroniquant la vie rurale entre 1882 et 1920. Des pièces rares y sont conservées, telles une lettre autographe de Claude Monet, des médailles du XIXe-XXe siècles, ou des maquettes d’urbanisme. Actuellement fermé pour réhabilitation, ses réserves abritent également des ensembles médiévaux (chapiteaux, céramiques) et des œuvres d’art (peintures, sculptures).
L’histoire du bâtiment remonte à 1674, quand René Coiffier, conseiller au Parlement de Paris, lègue son hôtel à la confrérie des Filles de la Charité, fondée à Argenteuil par saint Vincent de Paul en 1624. Transformé en hôpital en 1694 grâce à Louis XIV, il fonctionne jusqu’en 1929. Aujourd’hui, le musée met en valeur des thématiques variées : archéologie nationale, arts décoratifs, histoire industrielle, ou pratiques religieuses, à travers des collections labellisées Musée de France.