Construction de l'hôtel 1738 (≈ 1738)
Édification de l'hôtel Monconseil sur une parcelle dégagée lors des aménagements urbains.
1790-1810
Préfecture de la Charente-Inférieure
Préfecture de la Charente-Inférieure 1790-1810 (≈ 1800)
L'hôtel est converti en préfecture avant le transfert à La Rochelle.
1920
Ouverture au public
Ouverture au public 1920 (≈ 1920)
Abel Mestrau ouvre ses collections au public en 1920 sous la forme d'un musée.
12 janvier 1931
Inscription à l'inventaire
Inscription à l'inventaire 12 janvier 1931 (≈ 1931)
La façade de l'hôtel est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
1992
Intégration aux collections publiques
Intégration aux collections publiques 1992 (≈ 1992)
L'hôtel particulier et les collections sont intégrés aux collections publiques en 1992.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel en totalité, avec son décor intérieur et le sol de la parcelle sur laquelle il se situé (cad. BZ 30) : inscription par arrêté du 17 juillet 2009
Personnages clés
Abel Mestreau
Aménagea l'hôtel en musée en 1920 pour y présenter ses collections d'art saintongeais.
Abel Mestrau
Collecteur ayant réuni les collections et fondateur du musée ouvert en 1920
Origine et histoire du Musée Dupuy-Mestreau
L'hôtel Monconseil, élevé au XVIIIe siècle, a été construit en 1738 sur une parcelle dégagée lors des premiers aménagements urbains et de la démolition des anciens remparts. Sa façade d'apparat regarde les quais nouvellement créés, le fleuve et la campagne et se caractérise par un décor sobre de bas-reliefs et de consoles de balcon dans le style rocaille, complété d'agrafes, de mascarons et d'une large balustrade en fer forgé, surmontée d'un fronton triangulaire. Le grand escalier en pierre, muni d'une élégante balustrade en fer forgé, constitue l'un des éléments architecturaux les plus remarquables de l'intérieur. Plusieurs aménagements proviennent de remplois, notamment des plafonds peints provenant des châteaux de Romegoux et de la Forêt et des lambris du château de Tonnay-Charente. L'édifice est le seul exemple local d'architecture représentative du goût officiel de la première moitié du XVIIIe siècle en Saintonge et sa façade a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 12 janvier 1931. Sous l'Ancien Régime, l'hôtel accueillait salons littéraires et réceptions de la haute société, puis il fut converti en préfecture de la Charente-Inférieure de 1790 à 1810, avant le transfert de la préfecture à La Rochelle. En 1920, Abel Mestreau (1854-1939) aménagea l'hôtel en musée pour y présenter les collections d'art saintongeais qu'il avait rassemblées ; la municipalité de Saintes acquit le musée en 1992. Les collections ethnographiques réunies par Abel Mestreau éclairent la vie quotidienne en Saintonge, en Aunis et en Angoumois jusqu'au début du XXe siècle : coiffes et calottes piquées (capots, grands bonnets, coiffis, champanais et « quichenottes »), costumes, bijoux traditionnels, mobilier, jouets, poteries et broderies constituent un ensemble témoignage de l'art de vivre régional. Une importante iconographie, composée de tableaux et de gravures, complète ces objets. Le musée présente également des reconstitutions de pièces d'habitation régionales, telles que la cuisine traditionnelle charentaise (« thieusine ») et la chambre à coucher. Parmi les salles remarquables figurent la salle des faïences, qui rassemble des pièces des différents ateliers locaux, la salle de la marine avec maquettes, la chambre de la marquise, la salle des estampes et la chapelle. Le Guide vert 2023 le distingue comme « valant la visite ».