Frise chronologique
1540
Découverte des autels tauroboliques
Découverte des autels tauroboliques
1540 (≈ 1540)
20 autels trouvés sous la cathédrale Saint-Gervais.
1840
Incendie de la maison commune
Incendie de la maison commune
1840 (≈ 1840)
Destruction du bâtiment abritant les autels.
1874
Nomination d’Eugène Camoreyt
Nomination d’Eugène Camoreyt
1874 (≈ 1874)
Devenu conservateur, il enrichit les collections.
3 juillet 1972
Inauguration du musée actuel
Inauguration du musée actuel
3 juillet 1972 (≈ 1972)
Aménagé dans les caves de l’hôtel de ville.
1980
Décès de Mary Larrieu-Duler
Décès de Mary Larrieu-Duler
1980 (≈ 1980)
Conservatrice et archéologue clé du musée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Eugène Camoreyt - Fondateur et conservateur (1874–1905) |
Erudit, dessinateur, fouilleur du site de Lactora. |
| Mary Larrieu-Duler - Conservatrice et archéologue (1964–1980) |
Dirigea les fouilles et l’aménagement du musée. |
| Jean-François Bladé - Écrivain et folkloriste |
Décrivit le musée enfant dans les années 1830. |
| Jules de Sardac - Maire et conservateur (1905–1946) |
Successeur de Camoreyt, auteur d’un hommage posthume. |
Origine et histoire
Le musée Eugène-Camoreyt, situé à Lectoure dans le Gers, trouve son origine en 1540 lors de la découverte de 20 autels tauroboliques gallo-romains sous la cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais. Ces artefacts, liés au culte de Cybèle, furent exposés dans la maison commune jusqu’à sa destruction en 1840. La collection, enrichie par deux autels supplémentaires, devint un symbole local, décrit par le jeune Jean-François Bladé comme un « musée confus » mêlant objets féodaux et inscriptions antiques.
En 1874, Eugène Camoreyt, érudit autodidacte et dessinateur, fut nommé conservateur du musée installé dans l’ancienne chapelle des évêques de l’hôtel de ville. Passionné d’archéologie et d’épigraphie, il enrichit les collections via des fouilles, notamment sur le site gallo-romain de Lactora (Pradoulin), et défendit la thèse controversée identifiant Lectoure à l’oppidum des Sotiates. Son œuvre majeure, une peinture murale représentant Lectoure au XVIe siècle, disparut sous un badigeon après des critiques sur sa qualité.
Le musée actuel, inauguré en 1972 dans les caves voûtées de l’hôtel de ville, fut aménagé grâce à des bénévoles (lycéens, spéléologues, rugbymen). Mary Larrieu-Duler, archéologue, y découvrit un puits funéraire gaulois du Ier siècle et structura les salles thématiques (préhistoire, tauroboles, sarcophages, mosaïques). Malgré son hygrométrie excessive et son espace limité, le musée conserve 20 autels tauroboliques — la plus grande collection mondiale — et des objets allant du Paléolithique à l’époque mérovingienne.
Les collections incluent des fossiles, des outils préhistoriques, des sarcophages gallo-romains (dont un bisome rare), et des mosaïques comme celle représentant Oceanus. Une salle honore le maréchal Lannes, natif de Lectoure, et une autre l’amiral Boué de Lapeyrère. L’ancienne chapelle des évêques abrite une pharmacie du XIXe siècle. Aujourd’hui, le musée, dépendant du réseau départemental du patrimoine, envisage des projets pour moderniser sa muséographie.
Les conservateurs marquants furent Eugène Camoreyt (1874–1905), Jules de Sardac (maire, 1905–1946), André Lagarde (archiviste, 1946–1964), et Mary Larrieu-Duler (1964–1980), dont les fouilles et la direction scientifique façonnèrent l’identité actuelle du musée. Les autels tauroboliques, découverts en 1540 et 1840, restent son joyau, témoignant du passé religieux et gallo-romain de Lactora.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 05 62 68 70 22