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Musée Eugène-Camoreyt de Lectoure dans le Gers

Musée Vestiges Gallo-romain Musée d'Archéologie et d'Antiquité

Musée Eugène-Camoreyt de Lectoure

    Rue Fontelie
    32700 Lectoure

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1540
Découverte des autels tauroboliques
1840
Incendie de la maison commune
1874
Nomination d’Eugène Camoreyt
3 juillet 1972
Inauguration du musée actuel
1980
Décès de Mary Larrieu-Duler
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Eugène Camoreyt - Fondateur et conservateur (1874–1905) Erudit, dessinateur, fouilleur du site de Lactora.
Mary Larrieu-Duler - Conservatrice et archéologue (1964–1980) Dirigea les fouilles et l’aménagement du musée.
Jean-François Bladé - Écrivain et folkloriste Décrivit le musée enfant dans les années 1830.
Jules de Sardac - Maire et conservateur (1905–1946) Successeur de Camoreyt, auteur d’un hommage posthume.

Origine et histoire

Le musée Eugène-Camoreyt, situé à Lectoure dans le Gers, trouve son origine en 1540 lors de la découverte de 20 autels tauroboliques gallo-romains sous la cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais. Ces artefacts, liés au culte de Cybèle, furent exposés dans la maison commune jusqu’à sa destruction en 1840. La collection, enrichie par deux autels supplémentaires, devint un symbole local, décrit par le jeune Jean-François Bladé comme un « musée confus » mêlant objets féodaux et inscriptions antiques.

En 1874, Eugène Camoreyt, érudit autodidacte et dessinateur, fut nommé conservateur du musée installé dans l’ancienne chapelle des évêques de l’hôtel de ville. Passionné d’archéologie et d’épigraphie, il enrichit les collections via des fouilles, notamment sur le site gallo-romain de Lactora (Pradoulin), et défendit la thèse controversée identifiant Lectoure à l’oppidum des Sotiates. Son œuvre majeure, une peinture murale représentant Lectoure au XVIe siècle, disparut sous un badigeon après des critiques sur sa qualité.

Le musée actuel, inauguré en 1972 dans les caves voûtées de l’hôtel de ville, fut aménagé grâce à des bénévoles (lycéens, spéléologues, rugbymen). Mary Larrieu-Duler, archéologue, y découvrit un puits funéraire gaulois du Ier siècle et structura les salles thématiques (préhistoire, tauroboles, sarcophages, mosaïques). Malgré son hygrométrie excessive et son espace limité, le musée conserve 20 autels tauroboliques — la plus grande collection mondiale — et des objets allant du Paléolithique à l’époque mérovingienne.

Les collections incluent des fossiles, des outils préhistoriques, des sarcophages gallo-romains (dont un bisome rare), et des mosaïques comme celle représentant Oceanus. Une salle honore le maréchal Lannes, natif de Lectoure, et une autre l’amiral Boué de Lapeyrère. L’ancienne chapelle des évêques abrite une pharmacie du XIXe siècle. Aujourd’hui, le musée, dépendant du réseau départemental du patrimoine, envisage des projets pour moderniser sa muséographie.

Les conservateurs marquants furent Eugène Camoreyt (1874–1905), Jules de Sardac (maire, 1905–1946), André Lagarde (archiviste, 1946–1964), et Mary Larrieu-Duler (1964–1980), dont les fouilles et la direction scientifique façonnèrent l’identité actuelle du musée. Les autels tauroboliques, découverts en 1540 et 1840, restent son joyau, témoignant du passé religieux et gallo-romain de Lactora.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Contact organisation : 05 62 68 70 22