Construction de l'hôtel vers 1515 (≈ 1515)
Maison gothique édifiée par Claude Raulet.
1596-1599
Acquisition par Philippe de Thomassin
Acquisition par Philippe de Thomassin 1596-1599 (≈ 1598)
Transfert du siège du vidamé en 1599.
1899
Ouverture du musée
Ouverture du musée 1899 (≈ 1899)
Légs de Marguerite-Victoire Garinet accepté.
1958
Remontage du portail du couvent
Remontage du portail du couvent 1958 (≈ 1958)
Portail de Sainte-Marie installé dans la cour.
27 mai 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 27 mai 1980 (≈ 1980)
Façades et portail protégés par arrêté.
années 1980-1990
Restauration de la façade ouest
Restauration de la façade ouest années 1980-1990 (≈ 1985)
Travaux après pose d'étais en 1977.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades avec leur décor et portail de l'ancien grand séminaire remonté dans la cour du musée (cad. AZ 17) : inscription par arrêté du 27 mai 1980
Personnages clés
Jules Garinet - Collectionneur et érudit
Léguaire des collections et bibliothèque.
Marguerite-Victoire Garinet - Épouse de Jules Garinet
Donatrice de l'hôtel et des collections.
Claude Raulet - Bailli de l'évêque
Commanditaire de la maison vers 1515.
Philippe de Thomassin - Gouverneur de Châlons et vidame
Propriétaire en 1599, transféra le vidamé.
Claude Joseph Garinet - Père de Jules Garinet
Transforma l'hôtel en demeure bourgeoise (1832).
Charles-Joseph Mohen - Médecin et sculpteur
Auteur des 98 maquettes de monuments.
Origine et histoire
Le musée Garinet est un musée d'art et de souvenirs historiques situé à Châlons-en-Champagne, dans une maison gothique édifiée vers 1515. Ce bâtiment, construit en moellons de craie et briques selon l'appareillage champenois, est le plus ancien édifice civil de la ville en matériau dur. Il fut initialement la propriété de Claude Raulet, bailli de l'évêque, avant d'être acquis en 1596-1599 par Philippe de Thomassin, gouverneur de Châlons, qui y transféra le siège du vidamé en 1599. Les façades et le portail de l'ancien séminaire, situés dans la cour, ont été inscrits aux monuments historiques en 1980.
Le musée tire son nom de Jules Garinet, bibliographe, archéologue et collectionneur, qui y rassembla une bibliothèque de 33 000 volumes, des tableaux de maîtres, et des objets d'art. À sa mort, son épouse Marguerite-Victoire Garinet légua l'immeuble et les collections à la ville de Châlons-en-Champagne, à condition d'en faire un musée portant son nom. Ouvert au public depuis 1899, le musée ne se visite que sur rendez-vous ou les premiers dimanches du mois. Il conserve des œuvres majeures comme La Vierge et sainte Anne (Maître de 1499) ou Ruth glanant dans les champs de Booz d'Alexandre Cabanel, ainsi que des souvenirs napoléoniens et la collection Mohen, ensemble unique de 98 maquettes de monuments français en bois.
L'hôtel, transformé en demeure bourgeoise au XIXe siècle par Claude Joseph Garinet, père de Jules, a subi plusieurs modifications architecturales. Occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut restauré dans les années 1980-1990. Aujourd'hui, il abrite toujours le musée Garinet, avec des éléments intérieurs datant des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, dont des plafonds à la française, des lambris, et un escalier en fonte. La cour expose également le portail de l'ancien couvent Sainte-Marie, remonté en 1958.
Les collections du musée reflètent les passions de Jules Garinet : peintures (Frans Snyders, Pierre Subleyras), faïences, émaux, et objets historiques comme une lettre de Napoléon Ier. La diversité des œuvres, alliant art religieux, portraits et scènes de genre, en fait un témoignage précieux de l'histoire locale et nationale. Le legs des Garinet a permis de préserver ce patrimoine, tout en offrant un cadre architectural remarquable, mêlant gothique, Renaissance et transformations ultérieures.
L'édifice, classé partiellement aux monuments historiques, illustre l'évolution urbaine de Châlons-en-Champagne, depuis son rôle de siège du vidamé jusqu'à sa vocation muséale. Les matériaux utilisés (craie, brique, pierre de Savonnières) et les techniques constructives (voûtes en berceau, arcs-doubleaux) soulignent son importance patrimoniale. Le musée reste un lieu de mémoire, où l'histoire de la ville, des collections et de leurs donateurs s'entremêlent.
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