Frise chronologique
1893
Construction de la villa
Construction de la villa
1893 (≈ 1893)
Œuvre de Jules Calbairac, style néo-mauresque
14 décembre 2021
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 décembre 2021 (≈ 2021)
Façades, toitures, jardin et portails protégés
2023
Transfert de la momie égyptienne
Transfert de la momie égyptienne
2023 (≈ 2023)
Déplacement au musée Saint-Raymond
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du musée et de la conciergerie, les parcelles n° 211, 222 et 223 figurant au cadastre 814 AC constituant l’emprise du jardin, ainsi que le mur de clôture et les quatre portails le long des rues des Martyrs de la Libération, du Japon et du boulevard Montplaisir, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 14 décembre 2021
Personnages clés
| Georges Labit (1862–1899) - Ethnologue et collectionneur |
Fondateur du musée et donateur |
| Antoine Labit - Commerçant et donateur |
Père de Georges, à l’origine de la donation |
| Jules Calbairac (1857–1935) - Architecte toulousain |
Concepteur de la villa néo-mauresque |
Origine et histoire
Le musée Georges-Labit est un musée municipal de Toulouse, créé en 1893 grâce à la donation d’Antoine Labit, qui offrit à la ville les collections de son fils, Georges Labit (1862–1899). Ce dernier, voyageur, ethnologue et collectionneur, rassembla des objets d’art d’Extrême-Orient et d’Égypte antique, choisis pour leurs qualités esthétiques et leur représentativité des cultures anciennes. Les collections couvrent l’Inde, le Pakistan, le Viêt Nam, la Thaïlande, le Laos, Java, le Népal, le Tibet, la Chine et le Japon, ainsi qu’un rare ensemble d’objets coptes égyptiens.
La villa néo-mauresque, conçue en 1893 par l’architecte toulousain Jules Calbairac, reflète l’engouement de l’élite occidentale pour l’orientalisme. Ses façades, ornées d’arcs outrepassés, de briques et de crépi blanc, ainsi que ses carreaux de faïence inspirés de l’art islamique, en font un édifice emblématique. Le jardin, peuplé de plantes asiatiques et méditerranéennes, est adjacent au canal du Midi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site, partiellement inscrit aux monuments historiques en 2021, inclut les façades, les toitures, le jardin et les portails.
Les collections, enrichies par des dons et des dépôts du musée Guimet, comptent parmi les plus anciennes de France dédiées à l’art asiatique. On y trouve des sculptures bouddhiques du Gandhara (Ier–IIIe siècle), des bronzes chinois, des masques de théâtre japonais, des thang-ka tibétains et une momie égyptienne, Inimennaÿsnebout, étudiée scientifiquement. En 2023, cette momie et la collection égyptienne ont été transférées au musée Saint-Raymond pendant les travaux de rénovation.
Georges Labit, fils d’Antoine Labit (fondateur du grand magasin La Maison Universelle à Toulouse), voyagea dès 1884 en Europe et en Asie pour constituer sa collection. Endetté et placé sous tutelle, il fut missionné par son père pour prospecter des produits exotiques, tout en acquérant des objets ethnographiques. Son musée, conçu comme une maison bourgeoise adaptée à l’exposition, illustre son ambition de partager ces trésors avec le public.
Le musée abrite également des objets du royaume de Champa (Viêt Nam actuel), des jades chinois, des estampes japonaises et des inrō avec leurs netsuke. Son architecture éclectique, mêlant influences mauresques et orientales, et son jardin botanique en font un lieu unique, à la croisée des cultures et des époques.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Contact organisation : 05 31 22 99 80