Voyage fondateur d'Émile Guimet 1876 (≈ 1876)
Tour du monde (Japon, Chine, Inde) et début des collections.
1879
Ouverture du musée Guimet à Lyon
Ouverture du musée Guimet à Lyon 1879 (≈ 1879)
Première présentation publique des collections asiatiques.
1889
Inauguration du musée à Paris
Inauguration du musée à Paris 1889 (≈ 1889)
Ouverture sous le nom « musée des Religions ».
1945
Transfert des collections asiatiques du Louvre
Transfert des collections asiatiques du Louvre 1945 (≈ 1945)
Enrichissement majeur avec les objets du Louvre.
1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1979 (≈ 1979)
Protection de la façade, toitures et bibliothèque.
2003
Legs Krishnâ Riboud
Legs Krishnâ Riboud 2003 (≈ 2003)
Création de la galerie Riboud (textiles asiatiques).
2024
Polémique sur le renommage des salles
Polémique sur le renommage des salles 2024 (≈ 2024)
« Népal-Tibet » devient « Monde himalayen ».
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toitures ; bibliothèque : inscription par arrêté du 11 juillet 1979
Personnages clés
Émile Guimet - Fondateur et mécène
Industriel lyonnais, collectionneur et voyageur en Asie.
Charles Terrier - Architecte du musée
Conçoit le bâtiment parisien (1888-1889).
Krishnâ Riboud - Donatrice et experte en textiles
Lègue 3 800 pièces asiatiques en 2003.
Édouard Chavannes - Sinologue et chercheur
Contribue à la collection chinoise (début XXᵉ).
Henri et Bruno Gaudin - Architectes de la rénovation
Modernisent le musée (1994-2001).
Paul Pelliot - Explorateur et archéologue
Mission en Asie centrale (1906-1909) pour le musée.
Origine et histoire
Le musée national des Arts asiatiques, dit musée Guimet, a été fondé à l’initiative de l’industriel lyonnais Émile Guimet (1836-1918), passionné d’art et de religions asiatiques. Après un voyage en Égypte, en Grèce, puis un tour du monde en 1876 (Japon, Chine, Inde), il rassemble une collection d’objets qu’il expose d’abord à Lyon en 1879. En 1889, il inaugure à Paris un musée dédié aux religions, conçu par l’architecte Charles Terrier, dans un bâtiment inspiré de celui de Lyon. Le musée, initialement privé, devient un établissement public en 2003.
Les collections, enrichies par des dons et des fouilles archéologiques, couvrent l’art asiatique dans sa diversité : statuaire khmère, bronzes chinois, textiles indiens, estampes japonaises et objets tibétains. Parmi les pièces majeures figurent un porche du temple khmer de Banteay Srei (Xe siècle) et des céramiques chinoises datant des Trois Royaumes. En 1945, le musée hérite des collections asiatiques du Louvre, notamment des céramiques réunies par Ernest Grandidier. La bibliothèque, ouverte dès 1889, conserve 100 000 ouvrages et 1 500 périodiques spécialisés.
Le musée a connu une rénovation majeure entre 1994 et 2001, dirigée par les architectes Henri et Bruno Gaudin. En 1979, sa façade, ses toitures et sa bibliothèque sont inscrites aux monuments historiques. Aujourd’hui, il gère aussi le Panthéon bouddhique (hôtel Heidelbach) et le musée d’Ennery, tous deux consacrés à l’art asiatique. En 2024-2025, une polémique éclate autour du renommage des salles « Népal-Tibet » en « Monde himalayen », accusé de céder à une influence politique chinoise.
Les collections sont organisées par aires géographiques (Inde, Chine, Japon, Corée) et par périodes, reflétant l’évolution des styles et des pratiques religieuses (bouddhisme, hindouisme, jaïnisme). La galerie Riboud, créée grâce au legs de Krishnâ Riboud en 2003, expose des textiles asiatiques rares, tandis que la rotonde présente des miniatures indiennes et des estampes japonaises. Le musée abrite également 500 000 photographies historiques, dont des clichés de Samuel Bourne et Felice Beato, documentant l’Asie depuis les années 1850.
L’institution joue un rôle culturel majeur, organisant des concerts, des spectacles de danse et des expositions temporaires. Elle collabore avec des chercheurs et publie des ouvrages de référence, comme ceux issus des travaux d’Édouard Chavannes et Victor Segalen. Malgré les controverses récentes, le musée Guimet reste une référence mondiale pour l’étude et la diffusion des arts asiatiques, avec plus de 11 000 œuvres japonaises, 20 000 chinoises et 1 500 coréennes.
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