Frise chronologique
1821
Achat de la propriété
Achat de la propriété
1821 (≈ 1821)
Achat par la mère d’Ernest Hébert.
1908
Mort d’Ernest Hébert
Mort d’Ernest Hébert
1908 (≈ 1908)
Décès dans la demeure à 91 ans.
1934
Création du musée
Création du musée
1934 (≈ 1934)
Fondation par Gabrielle Hébert, sa veuve.
1942
Classement monument historique
Classement monument historique
1942 (≈ 1942)
Inscription officielle de la maison.
1979
Don au département
Don au département
1979 (≈ 1979)
Légs au Conseil général de l’Isère.
2012
Label *Maisons des Illustres*
Label *Maisons des Illustres*
2012 (≈ 2012)
Reconnaissance nationale du musée.
2023
Vol des bijoux de Mathilde Bonaparte
Vol des bijoux de Mathilde Bonaparte
2023 (≈ 2023)
Effraction et vol dans les collections.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du peintre Ernest Hébert : inscription par arrêté du 9 août 1942
Personnages clés
| Ernest Hébert - Peintre académique |
Propriétaire et figure centrale du musée. |
| Gabrielle Hébert (née d’Uckermann) - Épouse et mécène |
Fondatrice du musée en 1934. |
| René Patris-d’Uckermann - Héritier et donateur |
Lègue la propriété à l’Isère en 1979. |
| Princesse Mathilde Bonaparte - Protectrice d’Hébert |
Commanditaire de ses premières œuvres officielles. |
| Alfred-Henri Recoura - Architecte |
Concepteur du tombeau d’Hébert en 1910. |
Origine et histoire
Le musée Hébert a été créé en 1934 par Gabrielle Hébert, veuve du peintre Ernest Hébert, pour préserver la mémoire de son époux. Installé dans la propriété familiale acquise en 1821 par la mère de l’artiste à La Tronche, ce lieu devint la résidence secondaire d’Ernest Hébert entre ses séjours italiens. À sa mort en 1908, sa veuve transforma la demeure en musée privé, avant que leur héritier, René Patris-d’Uckermann, ne la lègue en 1979 au Conseil général de l’Isère.
La maison, classée monument historique en 1942, conserve l’atelier du peintre reconstitué, ses œuvres majeures et celles de ses contemporains dauphinois comme Jean Achard ou Théodore Ravanat. Le parc de deux hectares, labellisé Jardin remarquable depuis 2004, abrite le tombeau néoclassique d’Hébert, orné d’un bas-relief évoquant la villa Médicis. Les sources d’eau alimentant les fontaines, acquises en 1649, proviennent du massif de la Chartreuse.
Depuis 2001, le musée a été rénové par le département de l’Isère, révélant 1 600 plaques photographiques de Gabrielle Hébert dans les greniers. En 2012, un espace dédié à l’art contemporain, De l’autre côté, a ouvert en annexe. Le musée organise annuellement des expositions temporaires, comme celles consacrées à Johan Barthold Jongkind (2019) ou Jean-Baptiste Carpeaux (2020-2021). En 2023, le vol des bijoux de la princesse Mathilde Bonaparte a marqué son actualité.
Le musée Hébert illustre à la fois l’académisme du XIXe siècle, à travers les œuvres d’Hébert et ses liens avec la princesse Mathilde ou Théophile Gautier, et une ouverture sur la création contemporaine. Son parc, ses fresques du XVIIe siècle et ses collections enrichies de dépôts nationaux (Louvre, musées de Marseille) en font un lieu hybride, entre mémoire historique et dynamisme culturel.
Labellisé Maisons des Illustres depuis 2012, le musée attire un public croissant, passant de 2 658 visiteurs en 2003 à plus de 40 000 en 2017. Accessible par les transports en commun grenoblois (ligne B du tramway), il reste un témoignage vivant de la vie d’un artiste entre Dauphiné et Italie, tout en s’inscrivant dans le paysage culturel actuel.
Conditions de visite
Téléphone : 04 76 42 46 12
Ouverture permanente : Tous les jours de 10h à 18h (sauf le mardi).
Fermeture : Fermeture le 1er janvier, 1er mai et le 25 décembre.
Contact organisation : 04.76.42.97.35